Fit par les coups d’autruy cette plaie en mon cœur,

Quand ces Bergers naurés, sans vigueur & sans armes,

Tout moites de leur sang, comme moy de mes larmes,

Prés du Satyre mort & de moy que l’ennuy

Rendoit en apparence aussi morte que luy,

Firent voir à mes yeux d’vne piteuse sorte

Qu’autant que leur amour leur valeur estoit forte.

Ce traistre tout couuert de sang & de pitié,

Entra dedans mon cœur, sous couleur d’amitié,

Et n’y fut pas plustost que morte, froide, & blesme,