Moy, qui tremblant encor du naufrage passé,
Du bris de mon navire au rivage amassé,
Bâtissois vn autel aux Dieux legers des Ondes,
Iurant mesme la mer, & ses vagues profondes,
Instruit à mes dépens, & prudent au danger,
Que je me garderois de croire de leger,
Sçachant qu’injustement il se plaint de l’orage,
Qui remontant sur mer fait vn second naufrage.
Cependant ay-ie à peine essuyé mes cheveux,
Et payé dans le port l’offrande de mes vœux,