Vous qui lisez ces vers larmoyez tous mes larmes,

Souspirez mes souspirs vous qui lisiez mes Carmes,

Car vos pleurs & mes pleurs amortiront mes feux,

Vos souspirs, mes souspirs animeront ma flame,

Le feu s’estaint de l’eau & le soufle l’enflamme.

Pleurez doncques tousiours & ne souspirez plus.

Tout moite, tout venteux, ie pleure, ie souspire

Pour esteignant mon feu, amortir le martyre,

Mais l’humeur est trop loing, & le soufle trop pres.

Le feu s’esteint soudain, soudain il se renflamme.