Aus petis, comme aux grands, par tes mains est renduë,

Que sans peur du larron trafique le marchant,

Que l’innocent ne tombe aux aguets du meschant,

Et que de ta Couronne en palmes si fertille

Le miel abondamment & la manne distille,

Comme des chesnes vieux aus iours du siecle d’or,

Qui renaissant sous toy reuerdissent encor.

Auiourd’huy que ton fils imitant ton courage,

Nous rend de sa valeur vn si grand tesmoignage

Que Ieune de ses mains la rage il deconfit,