p. 101), sous le titre de: Un souper chez Mlle Rachel, et dont le texte est complètement remanié par Paul de Musset. Comme terme de comparaison, en voici le début, auquel ressemble toute la suite:

Manuscrit

«J'avais perdu l'adresse
exacte d'Angerville; je viens
de la retrouver trop tard.
Merci d'abord de la lettre de
Paolita. Elle est bien gentille,
mais moins que vous, qui ne
manquez jamais une occasion
d'envoyer un moment de joie
à ceux qui vous aiment? Vous
êtes la seule créature humaine,
mâle ou femelle, que
je connaisse faite ainsi. Un
bienfait n'est jamais perdu:
en réponse à votre lettre de
Desdémone, je veux vous
servir un souper chez mademoiselle
Rachel, qui vous
amusera peut-être, si nous
sommes toujours du même
avis. Ma petite scène sera
pour vous seule, d'abord
parce que la noble enfant
déteste les indiscrétions et
ensuite parce que, depuis
que je vais quelquefois chez
elle, on a fait tant de can-cans,
de bavardages et de
niaiseries, que j'ai pris le
parti de ne pas seulement
dire que je l'avais vue au
Français. On avait joué
Tancrède, etc...»
Texte imprimé

«Merci d'abord, madame
et chère marraine, pour la
lettre que vous me communiquez
de l'aimable Paolita.
Cette lettre est bien remarquable
et bien gentille; mais
que dirais-je de vous qui ne
manquez jamais une occasion
d'envoyer un peu de joie à
ceux qui vous aiment? Vous
êtes la seule créature humaine
que je connaisse faite
ainsi. Un bienfait n'est jamais
perdu. En réponse à votre
lettre de Desdémone, je veux
vous servir un souper chez
Mlle Rachel, qui vous amusera,
si nous sommes toujours
du même avis, et si
vous partagez encore mon
admiration pour cette sublime
fille. Ma petite scène
sera pour vous seule, d'abord
parce que la noble enfant
déteste les indiscrétions et
ensuite parce qu'on a fait,
depuis que je vais quelquefois
chez elle, tant de sots
propos et de bavardages,
que j'ai pris le parti de ne
pas même dire que je l'ai vue
au Théâtre Français. On avait
joué Tancrède, etc...»

[Agrandissement]

Dans le dialogue entre Rachel et sa mère, puis entre la tragédienne et l'auteur, il n'y a pas une seule phrase qui n'ait subi quelque changement, soit par retranchement, soit par addition. La fin manque dans l'original et Paul de Musset l'a remplacée par une phrase de sa façon[90].

51*.—Lundi, nuit (1839?). «Ma chère marraine, je suis allé deux fois chez vous aujourd'hui». Souvenirs, p. 183.

52*.—Mardi (1839). «Je vous avais écrit une lettre qui commençait ainsi». Souvenirs, p. 185.

53.—Mercredi soir (1839?). «J'ai profondément réfléchi et j'ai découvert que ce n'était pas la peine». Souvenirs, p. 194. Textuel.

54*.—S. D. (1839?). «Votre conseil était bon, chère marraine; venant de vous, il devait l'être». Souvenirs, p. 187.

F.—(Fin mars 1840). «Comment allez-vous, ma chère marraine, et que faites-vous?» Œuvres posthumes, p. 208. Textuel.