Alfred de Musset en costume de page, portrait en pied lithographié, exécuté probablement pour l'une des soirées travesties données par Achille Devéria.
I. Planche refusée, in-4o.—Il n'existe, à ma connaissance, qu'une seule épreuve de cette planche, appartenant à M. Gabriel Devéria. Dans la campagne, dont des rochers forment le fond, le jeune page, la main gauche appuyée sur la hanche, soutient de la main droite le bouffant de sa manche. Il a les yeux baissés et regarde de côté; un poignard pend à sa ceinture.
Reproduit en phototypie dans le volume de Mme Arvède Barine sur Alfred de Musset. (Hachette, 1893, in-12).
II. Planche publiée, grand in-4o.—Lithographie de Fonrouge. Même costume que ci-dessus, mais sans le poignard. Le décor est changé: dans une salle, la main droite appuyée sur le dossier d'une chaise, la main gauche sur la hanche, le page tourne légèrement la tête à gauche, bien que le regard soit dirigé de face. C'est le portrait le plus ressemblant d'Alfred de Musset jeune. La lithographie originale n'a pas, que je sache, été reproduite.
DAVID D'ANGERS
1831.
Médaillon rond de 0m17 de diamètre, représentant Alfred de Musset à l'âge de 23 ans: col nu, cheveux longs ramenés en avant; la figure, vue de trois quarts, ne porte ni barbe ni moustache, mais seulement de légers favoris; les yeux sont tournés à droite; sur le côté droit du médaillon, est gravé le nom du poète; à gauche, on lit: «David, 1831.»
L'original, en plâtre, appartient à Mme Lardin de Musset. Des reproductions en bronze ont été et sont faites par la maison Thiébault frères, à Paris. Alfred de Musset venait poser à l'atelier de David, comme le témoigne cette lettre[1]:
«Paris, samedi soir. 1831.
«Monsieur,