Elle frappe de sa baguette les panneaux du cabinet qui disparaissent. Il ne reste debout que les colonnes et les arcades qui forment le portique d'une immense salle lumineuse qu'on dirait taillée et ciselée à même une montagne d'ambre. Sous les arceaux éblouissants évoluent les six jeunes filles vêtues de magnifiques robes souples et flottantes, chaussées de sandales dorées, les cheveux dénoués et les mains pleines de fleurs. Elles appellent joyeusement Tyltyl, qui d'abord abasourdi, se précipite et se mêle à leurs jeux et à leurs danses. Seule, la vierge aux voiles blancs demeure à l'écart, appuyée à la colonne.
LA FÉE, remarquant le Destin, drapé d'une ample cape noire et coiffé d'un large sombrero espagnol.
Tiens, voilà le Destin.... Elle l'a habillé comme un traître de mélodrame.... (Frappant dans ses mains.) Allons, mes enfants, il est temps de se mettre en route.... Tout ceci ne compte pas, c'est maintenant que le travail commence....
RIDEAU