TABLE
B—6920.—Impr. Motteroz et Martinet, 7, rue Saint-Benoît, Paris.
| Extrait du Catalogue de la BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER | |
| à 3 fr. 50 le volume | |
| EUGÈNE FASQUELLE, ÉDITEUR, 11, RUE DE GRENELLE | |
| DERNIÈRES PUBLICATIONS | |
| ALFRED CAPUS | |
| Histoires de Parisiens | 1 vol. |
| GEORGES CLARETIE | |
| Derues, l’Empoisonneur | 1 vol. |
| MICHEL CORDAY | |
| La Mémoire du Cœur | 1 vol. |
| LÉON DAUDET | |
| Les Primaires | 1 vol. |
| GUSTAVE GEFFROY | |
| L’Apprentie | 1 vol. |
| CHARLES GÉNIAUX | |
| Le Roman de la Riviera | 1 vol. |
| P.-B. GHEUSI | |
| Le Puits des Ames | 1 vol. |
| CHARLES-HENRY HIRSCH | |
| Poupée fragile | 1 vol. |
| JULES HURET | |
| En Amérique: De New-York à la Nouvelle-Orléans | 1 vol. |
| De San Francisco au Canada | 1 vol. |
| HENRY KISTEMAECKERS | |
| Les Mystérieuses | 1 vol. |
| MARIUS-ARY LEBLOND | |
| L’Oued | 1 vol. |
| PIERRE LOUŸS | |
| Les Aventures du Roi Pausole (Illustré) | 1 vol. |
| MAURICE MAETERLINCK | |
| L’Intelligence des Fleurs | 1 vol. |
| CATULLE MENDÈS | |
| Sainte Thérèse | 1 vol. |
| OCTAVE MIRBEAU | |
| Sébastien Roch (Illustrations de H.-G. Ibels) | 1 vol. |
| EUGÈNE MONTFORT | |
| La Turque | 1 vol. |
| CH.-LOUIS PHILIPPE | |
| Croquignole | 1 vol. |
| ÉDOUARD ROD | |
| L’Ombre s’étend sur la Montagne | 1 vol. |
| SONIA | |
| Journal d’une Étrangère | 1 vol. |
| JEAN VIGNAUD | |
| La Terre ensorcelée | 1 vol. |
| ÉMILE ZOLA | |
| Correspondance.—Lettres de jeunesse | 1 vol. |
| ENVOI FRANCO PAR POSTE CONTRE MANDAT | |
| 3988.—Imp. Motteroz et Martinet, rue Saint-Benoît, 7, Paris. | |
NOTES:
[A] Rapprochons de ceci l’acte d’intelligence d’une autre racine dont Brandis (Uber Leben und Polaritat) nous rapporte les exploits. Elle avait, en s’enfonçant dans la terre, rencontré une vieille semelle de botte; pour traverser cet obstacle qu’elle était apparemment la première de son espèce à trouver sur sa route, elle se subdivisa en autant de parties qu’il y avait de trous laissés par les points de couture, puis, l’obstacle franchi, elle réunit et ressouda toutes ses radicelles divisées, de manière à reformer un pivot unique et homogène.
[B] Parmi les plantes qui ne se défendent plus, le cas le plus frappant est celui de la Laitue. «A l’état sauvage, comme le fait remarquer l’auteur cité plus haut, si l’on casse une tige ou une feuille, on en voit sortir un suc blanc, un latex, corps formé de matières diverses qui défend vigoureusement la plante contre les atteintes des limaces. Au contraire, dans l’espèce cultivée qui dérive de la précédente, le latex fait presque défaut; aussi la plante, au grand désespoir des jardiniers, n’est-elle plus capable de lutter et se laisse-t-elle manger par les limaces.» Il conviendrait cependant d’ajouter que ce latex ne manque guère que chez les jeunes plantes, au lieu qu’il redevient fort abondant quand la Laitue se met à «pommer» et quand elle monte en graine. Or c’est au début de sa vie, au moment de ses premières et tendres feuilles, qu’elle aurait surtout besoin de se défendre. On dirait que la plante cultivée perd un peu la tête, si l’on peut s’exprimer ainsi, et qu’elle ne sait plus au juste où elle en est.
[C] Au début de cette étude qui pourrait devenir le livre d’or des noces de la fleur (dont je laisse le soin à plus savant que moi), il n’est peut-être pas inutile d’appeler l’attention du lecteur sur la terminologie défectueuse, déconcertante, dont on use en Botanique pour désigner les organes reproducteurs de la plante. Dans l’organe femelle, le pistil, qui comprend l’ovaire, le style et le stigmate qui le couronne, tout est du genre masculin et tout semble viril. Par contre, les organes mâles, les étamines, que surmontent les anthères, ont un nom de jeune fille. Il est bon de se pénétrer une fois pour toutes de cette antonymie.
[D] Je poursuis depuis quelques années une série d’expériences sur l’hybridation des Sauges, fécondant artificiellement, après les précautions d’usage pour écarter toute intervention du vent et des insectes, une variété dont le mécanisme floral est très perfectionné, avec le pollen d’une variété très arriérée et inversement. Mes observations ne sont pas encore suffisamment nombreuses pour que j’en puisse donner ici le détail. Néanmoins il semble qu’une loi générale commence déjà de s’en dégager, à savoir que la Sauge arriérée adopte volontiers les perfectionnements de la Sauge avancée, au lieu que celle-ci prend rarement les défauts de la première. Il y aurait là une assez curieuse échappée sur les procédés, les habitudes, les préférences, le goût du mieux de la Nature. Mais ce sont des expériences qui sont forcément lentes et longues, à cause du temps perdu à réunir les variétés diverses, des épreuves et contre-épreuves nécessaires, etc. Il serait donc prématuré d’en tirer la moindre conclusion.