Elle recommença sa promenade et revint à moi.

—Voulez-vous retourner avec moi en France?

—Oh ça! oui, de grand cœur, mais avec vous seule, pas de Dauphin!

—Bien! c'est convenu.

Et, se penchant vers moi, elle me baisa le front, puis me repoussa doucement: Allez-vous-en, reprit-elle, et attendez, pour revenir, que je vous appelle. Ce sera bientôt, j'espère!

J'hésitais: Obéissez, reprit-elle. Prouvez-moi votre respect si vous voulez compter sur ma confiance.


[XXII]

Quinze jours se passèrent sans m'apporter aucune nouvelle d'Olympe. La perspective de retourner bientôt en France avec elle était devenue une idée fixe chez moi. Je tenais d'autant moins à rester au Caire que la peste, apportée par les caravanes de la Mecque, commençait à sévir dans l'armée et dans la population.

J'allai à l'île de Roudah pour savoir où en était le projet de départ. Mademoiselle de Cérignan était à Alexandrie.