Pas encore… après souper seulement.
ANDREE
Quelle blague! Libre, je l'ai été l'instant même où j'ai quitté la maison de Belval le lendemain matin qui suivait notre discussion…
BARDICHON
C'est-à-dire, il y a trois semaines.
ANDREE
Parfaitement. Ce dîner, cette fête, cette rupture officielle et joyeuse ne sont que comédie… Ca ennuyait Pierre que je l'ai quitté la première… il trouvait ça humiliant… Alors, pour sauver les apparences… peut-être aussi pour couper court aux médisances, il a imaginé ce petit truc-là; une fête pour célébrer l'échéance du bail, pour consacrer officiellement notre séparation… (Elle hausse les épaules) Cela fait pendant à la journée du contrat… Du pur vaudeville.
BARDICHON
Mais, au fond, une idée excellente, généreuse…