[1910] Dans les commentaires si curieux et si intéressants dont il a accompagné la publication du Livre-Journal de la couturière de la Reine, Mme Eloffe, le comte de Reiset a donné la reproduction d'un corsage de Marie-Antoinette, conservé avec le journal. D'après les mesures prises sur ce corsage par des couturières en renom, le tour de taille de la Reine à cette époque, vers 1787—ou 1788—devait être de 54 à 58 centimètres.

[1911] En 1785, suivant Métra, il n'y eut pas moins de 363 gentilshommes et 241 dames qui sollicitèrent l'honneur d'être présentés à la famille royale. Versailles reprit son ancien éclat: la Reine donna des bals dans l'ancien théâtre de la Cour des Princes et des spectacles où fut admise toute la Cour, dans une salle disposée à l'extrémité de l'aile droite du château.—Le Petit Trianon, 271. Dans l'hiver de 1786, les bals eurent un éclat particulier. La salle de bal était arrangée comme un palais de fée; on y avait représenté le jardin de Trianon avec jets d'eau, bosquets de verdure, statues, buissons de roses; la salle de billard était illuminée; une énorme glace sans tain séparait la salle de bal de la salle de jeu.—Mme de Staël à Gustave III, Gustave III et la Cour de France, I, 393.—C'était une sorte d'adieu; les bals devaient finir en 1787.

[1912] Mme de Staël à Gustave III.—Gustave III et la Cour de France, I, 407.—«Sa Majesté joue beaucoup plus petit jeu, au quinze, au billard, au trictrac.»—Lettre du comte de Salmour à M. de Stutterheim.—Revue de la Révolution, décembre 1886, p. 165.

[1913] Mme de Staël à Gustave III.—Gustave III et la Cour de France, I, 407.

[1914] Mémoires secrets pour servir à l'histoire de la République des lettres, 2 septembre 1785, XXIX, 242, 243.

[1915] Voir sur ces économies de la Reine pour sa toilette la belle publication du comte de Reiset. Livre-journal de Mme Eloffe, II, 507 et suiv. Tous les détails sont donnés avec les dates. Pendant les cinq années et demie auxquelles s'applique le journal de Mme Eloffe, la Reine dépensa moins chez sa couturière que Mme Adelaïde. Sa dépense annuelle n'excède guère douze à treize mille francs.

[1916] Souvenirs et portraits du duc de Lévis, 140.

[1917] Souvenirs d'un page, par le comte d'Hésecques, 15.—M. d'Hésecques, qui vit précisément la Reine à cette époque, prétend qu'elle prit cette démarche fière pour se raidir contre les calomnies.

[1918] Mme de Staël à Gustave III, novembre 1786.—Gustave III et la Cour de France, I, 407.—Voir aussi Souvenirs d'émigration, par la marquise de Lâge, lettre du 14 mai 1789, LXXI. «Malgré sa bonté et quelquefois sa bienveillance, il n'y a pas d'esprit et dignité qui tiennent vis-à-vis de cet air si grand et si digne.»

[1919] Mémoires secrets pour servir à l'histoire de la République des lettres, 19 septembre 1782, XXI, 128.—Voir aussi la Correspondance de Mercy avec Joseph II et Kaunitz, I, 126, 132.