[771] Fersen au baron de Taube, 17 juin 1792.—Le comte de Fersen et la Cour de France, II, 300.
[772] Le même au même, 21 mars 1792.—Fersen à Gustave III, même date.—Ibid., 215, 216.
[773] Marie-Antoinette à Fersen, 8 juillet 1791.—Le comte de Fersen et la Cour de France, I, 147, 148.
[774] Les meilleurs amis du comte d'Artois, comme le comte de Vaudreuil, avaient tout fait pour l'empêcher d'appeler Calonne près de lui: «Un objet sur lequel je n'ai pas varié, écrivait Vaudreuil au prince, et sur lequel vous avez pris un parti contraire à mon avis, c'est relativement à M. de Calonne. Personne au monde ne l'aime plus que moi, personne n'est plus convaincu de la supériorité de ses talents, de ses ressources, de son génie et de sa loyauté; mais ici il faut considérer que l'opinion a tout fait et qu'on ne peut avoir de succès qu'en ramenant l'opinion et les esprits égarés, en suivant un plan sage mais lent. Est-ce donc l'homme que la calomnie a attaqué, ainsi que vous, qu'il faut mettre en avant lorsqu'il s'agit de parler à l'opinion? Les préventions du Roi et de la Reine ne seraient-elle pas un obstacle éternel à ce qu'ils approuvent tout ce qui viendrait de lui?» Et Vaudreuil ajoute: «Prendre précisément pour guide celui que la Reine hait, que le Roi a sacrifié, n'est-ce pas donner l'occasion à vos ennemis de publier, d'accréditer que vous prenez parti contre le Roi?» Le comte de Vaudreuil au comte d'Artois, 28 nov. 1789.—Correspondance intime du comte de Vaudreuil et du comte d'Artois pendant l'émigration (1789-1815), publiée avec introduction, notes et appendices, par M. Léonce Pingaud. Paris, Plon, 1889, I, 39, 40. Voir encore lettre du 9 septembre 1790 du comte de Vaudreuil au comte d'Artois, Ibid., I, 286, et lettre du 7 juillet 1792 du comte de Vaudreuil au comte d'Entraigues, où se trouve cette phrase: «La haine de la Reine—contre Calonne—est implacable.»—Ibid., II, 104.
[775] Journal de Fersen, 26 juillet 1791.—Le comte de Fersen et la Cour de France, I, 8.
[776] «Si la Reine a l'air d'écarter les enragés, c'est à coup sûr pour les endormir. Elle est mère et elle est femme; serons-nous assez barbares pour ne pas lui pardonner des erreurs que ses ennemis n'ont que trop justifiées?... D'ailleurs, c'est Louis XVI et Marie-Antoinette que nous voulons replacer sur le trône; il faut donc dissimuler leurs torts, et nous les exagérons.» M. de Vaudreuil au comte d'Entraigues, 22 août 1791.—Correspondance intime du comte de Vaudreuil, II, 22. Vaudreuil avait eu plus d'une fois à défendre la Reine contre les préventions du comte d'Artois lui-même.—Voir notamment les lettres du 13 février et des 14 et 21 août 1790.—Correspondance intime du comte de Vaudreuil, I, 101, 102, 265, 270, 273. Voir aussi Coblentz, par Ernest Daudet, passim.
[777] Journal de Fersen, 10 et 23 juillet 1791.—Le comte de Fersen et la Cour de France, I, 4, 6.
[778] Ibid., I, 4.—Mémoires secrets d'Augeard, 270. Il y avait eu en revanche de sincères accès de joie à la nouvelle prématurée du succès de l'évasion royale. Voir les lettres de Vaudreuil des 29 juin et 3 juillet 1791.—Correspondance intime du comte de Vaudreuil, II, 4 et suiv.
[779] Mémoires secrets d'Augeard, 278.
[780] Madame Swetchine, sa vie et ses œuvres, publiées par le comte de Falloux, II, 82.