[1098] Lettre de Lafayette à l'Assemblée.—Mémoires de Lafayette, III, 339.
[1099] Lafayette, dans ses Mémoires, fort hostiles à Marie-Antoinette, accuse la Cour et en particulier la Reine de lui avoir fait mauvais accueil et d'avoir fait échouer ses projets. Ceci est démenti formellement par Mme de Tourzel. «M. de Lafayette, dit-elle, s'était présenté au Roi comme défenseur de l'autorité royale, n'ayant d'autre but que de chasser les Jacobins et d'employer pour y parvenir l'ascendant qu'il croyait avoir conservé sur la garde nationale. On demanda à tout ce qui était attaché au Roi d'avoir pour lui beaucoup d'égards, et comme son expédition devait avoir lieu le jour même, on avait établi une grande surveillance dans le Château et engagé tous ceux qui l'habitaient à n'en pas sortir ou à être rentrés à huit heures du soir. M. de Lafayette fit la triste expérience du peu de crédit qu'il avait conservé; il ne put retenir qu'une douzaine de gardes nationaux et vit évanouir en quelques heures les espérances qu'il avait fait concevoir sur le succès de sa démarche.»—Mémoires de la duchesse de Tourzel, II, 161.
[1100] Marie-Antoinette au comte de Mercy, 4 juillet 1792.—Marie-Antoinette, Joseph II und Léopold II, 265.
[1101] Cité par Beauchesne, Vie de Mme Elisabeth, I, 450.
[1102] Marie-Antoinette au comte de Fersen, 1er août 1792.—Le comte de Fersen et la Cour de France, II, 340.
[1103] Le Journal d'une bourgeoise de Paris (p. 210) attribue ce fait à une dame.
[1104] Marie-Antoinette au comte de Fersen, 21 juillet 1792.—Le comte de Fersen et la Cour de France, II, 330.
[1105] Hue, 300-302.—Mémoires de Mme Campan, 341, 342.—La dernière fois que la Reine parut dans le jardin, sur la terrasse, elle fut brutalement insultée par les fédérés. Cette fois la garde nationale,—c'était le brave bataillon des Filles-Saint-Thomas,—intervint et força les fédérés à se taire. Comme la Reine rentrait au Château, un violent orage éclata; le tonnerre tomba à plusieurs reprises aux environs des Tuileries. Peu de jours après, d'Eprémesnil, s'étant hasardé sur la terrasse des Feuillants, fut reconnu, frappé et eût été massacré sans l'arrivée de la garde nationale.—Mémoires de la duchesse de Tourzel, II, 188-190.
[1106] Hue, Dernières années du règne de Louis XVI, 284.
[1107] G. Morris à Jefferson, 10 juillet 1792.—Mémorial de G. Morris, II, 155.