[1672] Lettre de Barthélémy Bimbenet de la Roche, citée par A. de Ségur: Un épisode de la Terreur. Bimbenet de la Roche était un jeune soldat de l'armée de Condé, détenu à la Conciergerie, et qui de son cachot vit plusieurs fois passer la Reine pendant ces tristes jours. Ses lettres à sa famille ont été publiées par M. de Ségur dans le volume cité plus haut. Il mourut lui-même sur l'échafaud avec la foi d'un martyr, le 25 février 1794.
[1673] La Reine aurait perdu un de ses souliers en montant à l'échafaud; le soulier, ramassé par un homme du peuple, aurait été acheté par M. de Guernon-Ranville, père du ministre de la Restauration.—Lettres inédites de Marie-Antoinette et de Marie-Clotilde de France, par le comte de Reiset, 190, 191. D'autre part M. Gustave Bord, l'érudit directeur de la Revue de la Révolution, possède un fragment de la boucle d'un soulier de la Reine: la boucle est en soie noire, un peu jaunie par le temps et l'usage; ce fragment appartiendrait aussi à un des souliers que la malheureuse princesse portait en allant à l'échafaud; il avait été envoyé par le baron d'Aubier, valet de chambre de Louis XVI et l'un de ceux qui restèrent dévoués à la famille Royale jusqu'à la fin, au baron de Breteuil. M. de Reiset, d'ailleurs, comme le baron d'Aubier, s'accorde à dire que la Reine avait le pied extrêmement petit.
[1674] Révolutions de Paris, no 212, p. 97.
[1675] Récit d'un témoin oculaire, le vicomte Charles Desfossés, cité par Beauchesne dans Louis XVII. Le vicomte Desfossés termine sa description par ces mots: «Ce portrait fut tracé en rentrant chez moi.»
[1676] Voir le portrait tracé au trait par David.
[1677] Révolutions de Paris, no 212.
[1678] Ibid., no 214.
[1679] Il n'y eut aucune tentative de ce genre; il y eut probablement des espérances, comme cela semble résulter du récit du vicomte Desfossés et de la présence à Paris de ces cinquante-deux soldats qui avaient quitté la caserne de Vanves la veille de l'exécution. En tout cas, il y eut des dévouements qui s'offrirent comme otages pour la royale victime. On conserve aux Archives nationales,—section judiciaire, Armoire de fer, carton 17, no 179,—la lettre d'un comte de Linange qui, le 15 octobre, propose à la Convention d'aller à Vienne négocier de la paix avec l'Empereur sur la base de la mise en liberté de la Reine.
[1680] Révolutions de Paris, no 212, p. 96.
[1681] Histoire de Marie-Antoinette, par Montjoye, 515.