—C’est dommage que nous n’ayons pas de canons! dit G... Ce qu’on balayerait ça, de là-haut!
—Des canons! répondit Clavier. Mais vous n’avez qu’à descendre au onzième. On vous donnera un ordre et vous irez les chercher au parc des Partants.
Le parc d’artillerie des Partants était l’un des nombreux dépôts de canons répartis un peu partout dans les points élevés des dix-huitième, dix-neuvième et vingtième arrondissements. Le parc des Partants était situé dans un terrain vague que l’on atteignait en montant le chemin, aujourd’hui rue des Partants, qui part de la rue des Amandiers et finit sur les hauteurs de Ménilmontant.[81]
Les six amis, Clavier, Liberton, Geresme, G... B... et M... descendirent le boulevard Voltaire. Adolphe Baudoin retourna place du Trône.
Place Voltaire, Liberton et Geresme montèrent seuls à la mairie, où siégeaient encore quelques membres de la Commune.
Clavier resta sur la place avec les trois autres.[82]
Jusqu’ici, soit à la barricade du Trône, soit au commissariat, soit pendant le trajet vers la mairie, il n’a pas été question une seule fois de Jecker, ni d’aucun autre otage.
Le nom du banquier mexicain[83] est prononcé pour la première fois par Clavier, on ne sait à la suite de quelle association d’idées.
Est-ce le voisinage de la Roquette où a été fusillé l’avant-veille, le mercredi soir, l’Archevêque?
Pourquoi Jecker plus qu’un autre?