—Venez. Je crois que nous pourrons nous entendre.
Nous retournons sur nos pas. Café du Croissant, un deuxième compagnon nous est présenté. Bossu, le poil rouge, l’œil vif.
—Eh bien! voilà, reprend le grand jeune homme, à nous deux—et il désigne le bossu—nous faisons cinq cents francs.
—Vos noms?
—Moi, continue le grand, je suis Rodolphe Simon. Et lui, c’est Aubouin.
Nos deux commanditaires—car nous acceptons—semblent ravis.
—Ça ira! déclarent-ils à l’unisson. Sûr que ça va s’enlever comme le Cri...
Le Cri, c’est le Cri du Peuple de Vallès[134] qui tire à cinquante mille.
Nous expliquons le mécanisme du journal. Pas de frais de rédaction. Pas une ligne en dehors de notre triple collaboration. Pas d’administration. On fera les comptes tous les jours. Pas de loyer de bureaux. On nous donnera une chambre à l’imprimerie. Simon et Aubouin se chargent de la vente.
—Et quand les cinq cents?