Note 102:[ (retour) ] L'armée du Comte de Frontenac, la plus grande qui eût été assemblée en Canada, ressemblait à celle d'un roi. Il était accompagné de M. de Callières, et de MM. de Subercase, de Ramzay, de St. Martin, de Grandpré, Deschambauts, de Grandville, de Kondiaronk, et du baron de Békancour. Il avait sa maison et son bagage, M. de Subercase fesait l'office de Major-général, M. Levasseur était Ingénieur-en-chef, et il y avait un commissaire d'artillerie.
Note 103:[ (retour) ] En supposant que les autres Cantons fussent aussi populeux que celui d'Onnondagué (celui des Mohacks l'était plus), on trouvera que la république iroquoise avait sept mille guerriers.
Note 104:[ (retour) ] V. Ohalloran's History of Ireland.
«Le plus fameux guerrier iroquois de ces tems-là, fut celui que que les Anglais appellaient La Chaudière-Noire. Golden [105] en parle comme d'un héros, quoique peu de ses exploits nous soient connus. En 1691, il fit une irruption dans les campagnes qui avoisinent Montréal. Il envahit le Canada (disent les annalistes français) comme un torrent se précipite sur les terrains bas, quant il franchit ses bornes. Les troupes de ce pays reçurent l'ordre de garder la défensive, et ce ne fut que lorsque le vainqueur reprenait la route de son pays, que quatre cents hommes marchèrent à sa poursuite. On dit que La Chaudière-Noire n'en avait que la moitié. Après avoir perdu vingt guerriers et quelques captifs, il se jetta parmi les Français, les rompit, et poursuivit sa marche.»
Note 105:[ (retour) ] Histoire des Cinq Cantons Iroquois.
Ce paragraphe résume assez bien mon article, et donne une haute idée de celui qui en fait le sujet. On trouve quelques autres exploits de La Chaudière-Noire, dans un petit écrit de l'époque modestement intitulé Histoire du Canada [106]. Ce grand chef n'était sans doute pas un homme ordinaire, si l'on en juge par ce que nous en voyons. Il fit voir ce que j'oserai bien appeller une tactique militaire: Le Miami Mechecunaqua, chez les Américains modernes, égala les généraux de ce Continent dans l'art des campemens.
Note 106:[ (retour) ] L'auteur, M. de Belmont, était, je crois, supérieur des Sulpiciens de Montréal, entre 1704 et 1712.