Simond étoit avec lui et partagea ce délit. Simond est le compagnon, l'ami, le complice de Hérault, ce qui a déterminé le Comité à le mettre en état d'arrestation (148)

Notes explicatives d'Albert Mathiez:

(1) Ici Robespierre rectifie un jugement défavorable de Saint-Just sur Danton. Cet exemple prouve avec quel scrupule il respectait la vérité et donne à ses accusations un poids singulier.

(2) "Tu envoyas Fabre en ambassade près de Dumouriez, sous prétexte, disois-tu, de le réconcilier avec Kellermann." (Rapport de Saint-Just, p. 13.) Fabre arriva le 29 septembre 1792 au camp de Kellermann, il le flatta, lui promit le bâton de maréchal afin de ramener à consentir aux plans de Dumouriez. (A. Chuquet, Dumouriez, p. 131.)

(3) "Dumouriez louoit Fabre-Fond, frère de Fabre d'Eglantine; peut-on douter de votre concert criminel pour renverser la République?" (Saint-Just, p. 13.)

(4) "Une société populaire, livrée à Chaumette, osa censurer votre décret sur les cultes et loua, dans une adresse, l'opinion d'Hébert et de Chaumette." (Saint-Just, p. 8.) L'adresse du club de Moulins est publiée dans les Archives parlementaires, t. LXXXI, p. 433 (séance du 24 frimaire).

(5) "Fabre soutint ici ces opinions artificieuses." (Saint-Just, p. 8.)

(6) Sur le rôle de Fabre et des indulgents dans le mouvement de déchristianisation, voir mon livre La Révolution et l'Eglise, p. 76 et sq. Le 17 brumaire, jour de l'abdication de Gobel, Fabre fit décréter que le procès-verbal de la séance et les discours des prêtres abdicataires seraient distribués à tous les départements.

(7) Saint-Just a laissé tomber cette observation sur l'hypocrisie de Fabre.

(8) "Vous êtes tous complices du même attentat." (Rapport de Saint-Just, p. 19.)