—Ah! monsieur, me cria-toi! en me voyant éveillé, aujourd'hui, ce soir, il y a une grande funcion,—un bal—ce que les Mexicains appellent le fandago. C'est très-beau, monsieur. Vous aurez bien sûr un grand plaisir à voir un fandago mexicain.

—Non, Godé. Mes compatriotes ne sont pas aussi grands amateurs de la danse que les vôtres.

—C'est vrai, monsieur, mais un fandago! ça mérite d'être vu. Ça se compose de toutes sortes de pas: le bolero, la valse, la coûna, et beaucoup d'autres; le tout mélangé de pouchero. Allez! monsieur, vous verrez plus d'une jolie fille aux yeux noirs et avec de très-courts… Ah! diable!… de très-courts… comment appelez-vous cela en américain?

—Je ne sais pas de quoi vous voulez parler.

—Cela! cela, monsieur.

Et il me montrait la jupe de sa blouse de chasse.

—Ah! pardieu, je le tiens!—Petticoes, de très-courts petticoes. Ah! vraiment, vous verrez, vous verrez ce que c'est qu'un fandago mexicain.

Las niñas de Durango
Conmigo bailandas,
Al cielo saltandas
En el fan-dango—en el fan-dango.

Ah! voici M. de Saint-Vrain. Il n'a sans doute jamais vu un fandago. Sacristi! comme monsieur danse! comme un vrai maître de ballets! Mais il est de sangre… de sang français, vraiment. Voyez donc!

Al cielo saltandas
En el fan-dan-go—en el fan-dang…