—Je ne le désire pas. Je suis heureuse ici.
—Mais serez-vous toujours heureuse ici?
—Et pourquoi pas, Henri? Quand vous êtes près de moi, comment ne serais-je pas heureuse?
—Mais quand….
Une triste pensée sembla obscurcir son esprit. Tout entière à l'amour, elle n'avait jamais réfléchi à la possibilité de mon départ, et je n'y avais pas réfléchi plus qu'elle. Ses joues pâlirent soudainement, et je lus une profonde douleur dans ses yeux qu'elle fixa sur moi; mais les mots étaient prononcés.
—… Quand il faudra que je vous quitte?
Elle se jeta entre mes bras avec un cri aigu, comme si elle avait été frappée au coeur, et, d'une voix passionnée, cria:
—Oh! mon Dieu! mon Dieu! me quitter! me quitter!—Oh! vous ne me quitterez pas vous qui m'avez appris à aimer.
—Oh! Henri, pourquoi m'avez-vous dit que vous m'aimiez? Pourquoi m'avez-vous enseigné l'amour?
—Zoé!