Autres exemples d’autre sorte. Il n’y a pas longtemps, je rencontrai l’un des hommes les plus savants de France, d’entre ceux possédant une grande fortune. Il travaillait dans un des coins d’une salle qu’on lui avait garnie de tapisseries, et, autour de lui, ses valets, sans se gêner, faisaient un grand vacarme. Il me dit, et Sénèque en rapporte autant de lui-même, que ce tintamarre lui allait fort, ce tapage ramenant en quelque sorte sa pensée en lui, comme si, pour échapper au bruit, il était obligé de se replier sur lui-même, de se concentrer, pour pouvoir méditer. En étudiant à Padoue, il avait si longtemps travaillé dans un local où s’entendaient continuellement le roulement des voitures et le tumulte de la place, qu’il s’était habitué non seulement à n’en être pas incommodé, mais à ne pouvoir même s’en passer pour bien travailler.—Socrate répondait à Alcibiade qui s’étonnait de ce qu’il pouvait supporter les criailleries continuelles de sa femme: «Cela me fait comme, à ceux qui y sont habitués, le bruit continu des norias qui servent à puiser l’eau.»—Je suis tout le contraire, j’ai l’esprit impressionnable et facile à distraire; aussi quand je suis mal disposé, le moindre bourdonnement de mouche m’est insupportable.
Sénèque, dans sa jeunesse, s’était fortement appliqué, à l’exemple de Sextius, à ne rien manger qui eût eu vie; cela dura un an et il s’en trouvait bien, nous dit-il. Il y renonça uniquement pour qu’on ne le soupçonnât pas d’être favorable à certaines religions nouvelles, en suivant cette règle qu’elles prônaient. Il s’était également mis, vers le même temps, comme le recommande Attale, à ne plus coucher sur des matelas cédant sous le poids du corps et, jusqu’à la fin de ses jours, il n’en employa que de résistants; ce que l’usage faisait considérer à son époque comme acte d’austérité de sa part, nous le tenons aujourd’hui pour du raffinement.
Nos goûts sont susceptibles de se modifier quand nous nous y appliquons; il faut faire en sorte, surtout quand on est jeune, de n’en avoir aucun dont nous soyons les esclaves.—Regardez combien est différente ma manière de vivre de celle de mes valets de ferme; combien les Scythes et les Indiens diffèrent de moi comme force et comme tournure.—J’ai retiré de la mendicité, pour les prendre à mon service, des enfants qui, bientôt après, m’ont quitté, abandonnant ma cuisine et ma livrée, pour revenir à leur existence première; depuis, j’en ai rencontré un qui, pour son dîner, ramassait des moules dans la rue et que ni mes prières, ni mes menaces n’ont pu détourner de la saveur et de la douceur qu’il trouvait à vivre ainsi dans l’indigence. Les gueux ont leurs magnificences et leurs voluptés, tout comme les riches; on dit même qu’ils ont une hiérarchie et des dignitaires tout comme dans l’ordre social.—Ce sont là des effets de l’entraînement, qui peut non seulement nous amener à tel genre de vie qu’il lui plaît (et, disent les sages, il est bon de s’arrêter au meilleur qui, de ce fait, se trouvera facilité), mais aussi nous préparer aux changements et aux variations qui peuvent survenir; et c’est le plus noble et le plus utile des apprentissages que nous puissions faire. Les meilleures des qualités physiques qui me sont propres, c’est de me prêter à tout et que rien ne me soit indispensable; j’ai des penchants qui me sont plus personnels, auxquels je reviens plus fréquemment et qui me sont plus agréables que d’autres, mais avec bien peu d’efforts je m’en détourne, et très aisément j’en adopte qui sont tout le contraire. Un jeune homme doit introduire du trouble dans ce qu’il s’est imposé comme règle, afin que sa vigueur soit toujours en éveil, ne s’altère pas et n’arrive à l’énervement; il n’y a pas de train de vie si sot et si débile, que celui de qui est astreint à une discipline et un règlement constants: «Veut-il se faire porter jusqu’à la première borne milliaire, l’heure est prise dans son traité d’astrologie; s’est-il frotté le coin de l’œil et lui en cuit-il, le collyre devra être composé d’après son horoscope (Juvénal)». S’il m’en croit, il ira jusqu’à commettre des excès, autrement la moindre débauche l’abat, et il devient gênant et désagréable en société. Ce qu’il y a de plus fâcheux pour un homme du monde, c’est d’être d’une délicatesse l’obligeant à un mode d’existence particulier, et c’est le cas s’il ne peut se plier et s’assujettir à toutes les exigences. Il y a de la honte à ne pas faire par impuissance, ou à ne pas oser ce qu’on voit faire à ses compagnons; les gens de ce tempérament n’ont qu’à rester chez eux et observer leur régime. Nulle part une semblable attitude ne convient; mais, dans la profession des armes, c’est un vice capital qui ne peut s’admettre, parce que l’homme de guerre, ainsi que le disait Philopœmen, doit être accoutumé à toutes les variations et irrégularités de la vie.
Habitudes qu’avait contractées Montaigne dans sa vieillesse; passer la nuit au grand air l’incommodait, soin qu’il mettait à se tenir le ventre libre.—Quoique j’aie été dressé, autant qu’on l’a pu, à la liberté et à l’indifférence, je ne m’en suis pas moins, en vieillissant, arrêté davantage par nonchalance à certaines manières de faire (mon âge ne me permet plus de me corriger, je ne peux désormais que chercher à me maintenir dans mon état actuel), et l’habitude a déjà, sans que j’y pense, si bien imprimé en moi son caractère à l’égard de certaines choses, que c’est pour moi faire des excès, que de m’en départir.—Je ne puis sans m’y entraîner: dormir à la belle étoile; manger entre mes repas; me coucher après déjeuner ou souper, sans mettre un assez grand intervalle, comme qui dirait trois * longues heures; m’unir à la femme, si ce n’est avant de m’endormir; entrer en sa possession, en restant debout; demeurer en sueur; boire de l’eau ou du vin purs; rester longtemps la tête découverte; me faire couper les cheveux après dîner; je ne me passerais pas de gants plus malaisément que de chemise; c’est un besoin pour moi de me laver chaque fois au sortir de table et lorsque je me lève; avoir un ciel de lit et des rideaux me semble de première nécessité.—Je dînerais sans nappe, mais il ne me siérait pas de me passer de serviette blanche à chaque repas, comme cela se fait chez les Allemands; je les salis plus qu’ils ne le font, eux et les Italiens, parce que j’ai peu recours aux cuillères et aux fourchettes. Je regrette que l’usage n’ait pas pris de faire comme j’ai vu commencer chez les rois, de changer de serviette, comme d’assiette, à tous les services.—Nous savons que Marius, ce soldat qui a tant peiné, devint, dans sa vieillesse, fort délicat sur la boisson et qu’il ne buvait que dans une coupe affectée à son usage personnel; moi, je préfère également certaine forme de verre, ne bois pas volontiers dans un verre ordinaire, et n’aime pas à être servi par le premier venu; tout verre en métal me déplaît auprès de ceux faits d’une matière claire et transparente: il est besoin que mes yeux, dans la mesure où ils le peuvent, participent à la jouissance qu’éprouve mon palais.—C’est ainsi que je dois à l’usage certaines habitudes efféminées. De son côté, la nature m’a aussi apporté les siennes, telles que de ne pouvoir faire plus de deux repas complets en un jour, sans surcharger mon estomac; non plus que de me passer complètement de l’un d’eux, sans avoir des vents, la bouche desséchée et mon appétit qui proteste.—Je suis incommodé si je demeure longtemps exposé au serein; depuis quelques années lorsque, dans des circonstances de guerre, j’y reste toute la nuit, ce qui est courant, au bout de cinq ou six heures mon estomac commence à s’en trouver mal, j’éprouve de violentes douleurs de tête, n’atteins pas le jour sans vomir, et, quand les autres vont déjeuner, moi je vais dormir et suis ensuite aussi dispos qu’avant. J’avais toujours entendu dire que le serein ne tombe que lorsque vient la nuit; mais un seigneur que je fréquentais assez longuement et intimement en ces dernières années, convaincu que le serein est plus âpre et plus dangereux quand le soleil décline, une heure ou deux avant son coucher, ce qui fait qu’il l’évite à ce moment et ne s’inquiète pas de celui de la nuit, a failli me faire partager non tant son raisonnement que ses sensations. Ainsi le doute même et les recherches auxquelles nous nous livrons pour nous enquérir de ce qui est vrai ou de ce qui ne l’est pas, agissent sur notre imagination et nous changent!—Ceux qui cèdent brusquement à ces opinions diverses, marchent à leur ruine complète; aussi combien je plains quelques gentilshommes qui, par la sottise de leurs médecins, se sont, dans toute la force de leur jeunesse, séquestrés de leur propre mouvement; mieux vaut encore contracter un rhume, que de ne pouvoir plus jamais, parce qu’on en a perdu l’habitude, vivre de la vie commune, dont nous avons à faire si grand usage. Fâcheuse science vraiment que celle qui nous gâte les heures les plus douces de l’existence! Attachons-nous par tous les moyens à ce que nous possédons; le plus souvent on s’affermit dans la possession, en s’y opiniâtrant, et on corrige son tempérament, comme fit César, qui triompha du haut mal à force de le mépriser et de lui résister. On doit adopter les règles qui sont les meilleures mais non s’y assujettir, sauf à celles, s’il en existe, dont l’observation est obligatoire et utile.
Les rois et les philosophes ont journellement à vider leurs intestins; il en est de même des plus grandes dames. Ceux dont la vie se passe en public, se doivent de garder un certain décorum; la mienne est obscure, ne relève que de moi et bénéficie par suite de toutes les libertés qui sont dans la nature; en outre, je suis soldat et gascon, un peu sujets l’un et l’autre à l’indiscrétion; je puis donc dire de cet acte ce que j’en pense. Il faut s’y livrer la nuit, à des heures déterminées; on y arrive par l’habitude en s’y astreignant ainsi que j’y suis parvenu. Mais il ne faut pas s’asservir, comme je l’ai fait en vieillissant, à avoir besoin de local et de siège spécialement aménagés pour cet usage, ni s’en trouver empêché parce que, par paresse, on aura trop différé; toutefois, on est bien un peu excusable de rechercher du soin et de la propreté là comme ailleurs, même quand il s’agit des choses les plus malpropres: «l’homme est de sa nature un animal propre et délicat (Sénèque)». De toutes les fonctions naturelles, c’est celle dans laquelle il m’est le plus pénible d’être interrompu. J’ai vu beaucoup de gens de guerre incommodés par le déréglement de leur ventre; le mien et moi n’avons jamais failli au moment précis, qui est au saut du lit, sauf quand une pressante occupation ou une maladie nous dérangent.
Ce que les malades ont de mieux à faire, c’est de ne rien changer à leur mode de vie habituel; lui-même ne s’est jamais abstenu de ce qui lui faisait envie; il en a été ainsi des plaisirs de l’amour, qu’il a commencé si jeune à connaître que ses souvenirs ne remontent pas jusque-là.—Je ne juge donc pas, comme je l’ai dit, que les malades puissent mieux assurer leur rétablissement autrement qu’en s’en tenant au genre de vie dans lequel ils ont été nourris et élevés; tout changement, quel qu’il soit, nous étonne et nous blesse. Pouvez-vous croire que les châtaignes puissent faire mal à un Périgourdin ou à un Lucquois, le lait et le fromage aux gens de la montagne? En les leur interdisant, non seulement vous changez leur mode d’existence, mais vous leur en imposez un contraire au leur; c’est une modification à laquelle même un homme bien portant ne saurait résister. Ordonnez à un Breton qui a soixante-dix ans, de ne boire que de l’eau; enfermez un homme de mer dans une étuve; défendez la promenade à un domestique basque, c’est les priver de mouvement et finalement d’air et de lumière: «La vie est-elle d’un si grand prix, qu’on nous force à renoncer à cesser de vivre pour prolonger notre existence? car je ne pense pas qu’il faille mettre au nombre des vivants, ceux auxquels on rend incommode l’air qu’ils respirent et la lumière qui les éclaire (Pseudo-Gallus).» Si les médecins ne font pas d’autre bien, ils font du moins qu’ils préparent de bonne heure les patients à la mort, en sapant peu à peu et réduisant en eux l’usage de ce que nous offre la vie.
Que je fusse bien portant ou malade, je me suis d’ordinaire laissé aller à satisfaire mes appétits; je donne une grande autorité à mes désirs et à mes penchants; je n’aime pas à guérir le mal par le mal, et je hais les remèdes qui m’importunent plus que la maladie. Être sujet à la colique et obligé de m’abstenir du plaisir de manger des huîtres, sont deux maux au lieu d’un; le mal nous tiraille d’un côté, le régime de l’autre. Puisqu’on est exposé à des mécomptes, courons plutôt la chance que ce soit après avoir donné satisfaction à ce qui nous cause du plaisir. Le monde fait les choses au rebours: il s’imagine que rien ne peut être utile, s’il n’est en même temps pénible; ce qui est facile, lui est suspect. Mon appétit, en plusieurs choses, s’est de lui-même assez heureusement accommodé de ce qui convient à la santé de mon estomac; quand j’étais jeune, les sauces piquantes et relevées m’étaient agréables; depuis, mon estomac s’en est fatigué et mon goût a aussitôt fait de même. Le vin nuit aux malades, c’est la première chose dont je me dégoûte et la répugnance que j’en éprouve est insurmontable. Tout ce que je prends de désagréable m’est nuisible; et rien ne me nuit, quand j’en ai envie et que cela me sourit.—Aucun acte qui m’était tout à fait agréable ne m’a causé de dommage; aussi m’est-il arrivé de faire céder à mon plaisir, dans une large mesure, n’importe quelle ordonnance médicale; et, tout jeune, «alors que couvert d’une robe éclatante, l’Amour voltigeait sans cesse autour de moi (Catulle)», je me suis prêté aussi licencieusement et inconsidérément qu’un autre aux désirs qui m’étreignaient, «et ai acquis quelque gloire dans ce genre de combat (Horace)» plus, toutefois, par la persistance et la durée de mon attachement que par ma vigueur: «A peine si je me souviens d’y avoir triomphé jusqu’à six fois consécutives (Ovide).» Il y a certes du malheur et du miracle à confesser combien j’étais jeune quand, pour la première fois, je me rencontrai asservi à ses lois; ce fut bien un effet du hasard, car c’était longtemps avant d’être en âge de pouvoir distinguer et choisir; mes souvenirs sur ce qui me touche ne remontent pas si loin, et mon cas peut marcher de pair avec celui de Quartilla, qui ne se souvenait pas de sa virginité: «Aussi ai-je eu de bonne heure du poil sous l’aisselle, et ma barbe précoce étonna ma mère (Martial).»—Les médecins font ployer, le plus souvent avec utilité, leurs prescriptions devant la violence des envies excessives qui se produisent chez leurs malades; nul désir intense ne peut être imaginé si étrange et si pernicieux, que la nature ne le fasse tourner à notre avantage. Et puis, que de contentement dans la satisfaction d’une fantaisie! cela, suivant moi, importe par-dessus tout, ou au moins plus que toute autre considération. Les maux les plus graves et les plus ordinaires sont ceux qui proviennent du fait de notre imagination; et ce dicton espagnol: «Que Dieu me défende contre moi-même!» me plaît à divers titres. Je regrette quand je suis malade de ne pas avoir quelque désir que j’aurais plaisir à assouvir, la médecine aurait bien de la peine à m’en détourner; du reste j’en suis maintenant là que, même quand je suis bien portant, je ne fais plus guère que vouloir et espérer; c’est pitié d’être arrivé à cet état de langueur et d’affaiblissement, que l’on ne puisse faire que souhaiter.
L’incertitude de la médecine autorise toutes nos envies.—L’art de la médecine n’est pas tellement bien fixé, que nous ne soyons fondés à faire ce qui nous convient; il change suivant les climats et les phases de la lune, selon Fernel et selon l’Escale. Si votre médecin trouve mauvais que vous dormiez, que vous fassiez usage de vin, ou de telle viande, ne vous désolez pas; je vous en trouverai un autre qui ne sera pas de son avis; la variété des arguments et des opinions en matière de médecine, embrasse toutes sortes de formes. J’ai vu un malheureux qui, pour guérir, se laissait torturer par la soif, au point de tomber en pâmoison, et dont se moquait plus tard un autre médecin qui condamnait ce régime, comme nuisible; vraiment c’était avoir bien employé sa peine! Tout récemment, est mort de la pierre un homme de cette profession: pour combattre son mal, il avait recours à une abstinence complète; ses confrères disent que ce jeûne lui était absolument contraire, qu’il l’avait asséché et lui avait cuit le sable dans les rognons.
Montaigne avait un timbre de voix élevé; dans la vie courante, l’intonation de notre voix est à régler suivant l’idée qu’on veut rendre.—J’ai constaté que lorsque je suis blessé ou malade, causer m’agite et me nuit autant que tout ce que je puis faire de désordonné; j’ai peine à parler et cela me fatigue, parce que mon timbre de voix est élevé et demande un effort, si bien que, souvent, lorsqu’il m’est arrivé de parler à l’oreille de hauts personnages, les entretenant d’affaires importantes, je les ai mis dans la nécessité de me demander de baisser la voix.
Voici une anecdote plaisante: Quelqu’un, dans une école grecque, parlait sur un ton élevé comme je fais moi-même; le maître de cérémonies lui manda de parler moins haut: «Qu’il m’envoie, répondit-il, le ton sur lequel il veut que je parle.» A quoi, l’autre lui répliqua qu’il prît le ton des oreilles de celui auquel il s’adressait. C’était bien dit, sous condition que cela signifiât: «Parlez suivant ce que vous avez à traiter avec votre auditeur»; si au contraire il avait voulu dire: «Il suffit qu’il vous entende, réglez votre son de voix en conséquence», je ne trouve pas qu’il eût été dans le vrai.—Le ton et le mouvement de la voix concourent en effet à l’expression et à la signification de ce qui se dit; c’est à celui qui parle à la conduire pour lui faire exprimer ce qu’il veut. Il y a un ton de voix pour instruire, un autre pour flatter, un autre pour tancer; non seulement il faut que la voix parvienne à qui l’on s’adresse, mais il faut parfois qu’elle le frappe, le transperce. Quand je réprimande mon domestique avec une dureté de ton marquant mon mécontentement, il ferait bon qu’il vînt me dire: «Mon maître, je vous entends parfaitement, parlez plus doucement.» «Il y a une sorte de voix faite pour l’oreille, non tant par son étendue que par sa propriété (Quintilien).» La parole appartient moitié à celui qui parle, moitié à celui qui l’écoute; celui-ci doit se disposer à la recevoir d’après le sens qu’elle exprime, comme au jeu de paume où le joueur qui reçoit la balle, s’apprête et se meut dans un sens ou dans un autre, selon qu’il voit le geste de celui qui l’envoie et suivant la forme du coup.