44, Crainte.—Var. des éd. ant.: en quoy il estoit de suyure son conseil, au lieu de: «de la suyure en mourant».
670,
2, Paulina.—Tacite, Ann., XV, 61 et 64.
2, Ieune.—L’éd. de 80 porte: belle, ieune.
4, Seneque.—Fut d’abord orateur, puis s’adonna à la philosophie; accusé d’intrigues criminelles avec la fille de Germanicus, il fut exilé en Corse et il y demeura huit ans; rentré en grâce, il fut choisi comme précepteur de Néron. Lorsque, parvenu à l’empire, celui-ci donna carrière à sa mauvaise nature, Sénèque essaya de s’y soustraire en sollicitant sa retraite; l’empereur s’y opposa par hypocrisie, puis ne voyant en lui qu’un censeur incommode, il feignit de le trouver compromis dans la conspiration de Pison et lui envoya l’ordre de se donner la mort, ce qu’il fit en se faisant ouvrir les veines et témoignant d’un calme absolu, ce dont Montaigne nous donne ici un récit complet (68). On a reproché à Sénèque les richesses considérables acquises pendant qu’il était en crédit, l’approbation qu’il a donnée à l’empoisonnement de Britannicus et l’apologie qu’il a faite du meurtre d’Agrippine. On a de lui des écrits philosophiques et de nombreuses lettres à Lucilius; partout il y prêche la morale la plus austère et le mépris de la mort; Montaigne leur a fait de très fréquents emprunts; son style est brillant, élégant, quoique un peu affété. Sénèque semble né à Rome; on le donne parfois comme étant de Cordoue, d’où était son père venu à l’âge de 15 ans à Rome, où il a vécu et où il est mort.
13, Estriuoit.—Refusait de se soumettre.
672,
18, Beauté.—Var. des éd. ant.: noblesse, au lieu de: «beauté».
20, Vieillesse.—L’éd. de 80 ajoutait: (car il auoit lors enuiron cent quatorze ans); il en avait en réalité soixante-cinq.
30, Elle.—La poison; le mot, du temps de Montaigne, était féminin; aujourd’hui encore, on le fait tel dans le langage trivial.