24, Peut.—Que le coup porte, s’il est possible.

27, Particuliere.—Tacite dit de même: «Galba, Othon, Vitellius ne me sont connus ni par les bienfaits, ni par les offenses que j’en ai reçus.»

28, Priué.—Ni excitée, ni ralentie par un intérêt personnel.

29, Iuste.—Cette cause est celle de la Ligue, confédération du parti catholique sous Henri III, fondée par le duc de Guise, dans le but apparent de défendre la religion contre les Calvinistes; en réalité, pour renverser le roi. Henri IV y mit fin par ses victoires et son abjuration en 1593.

31, Potest.—Cette citation ne figure pas ici dans l’ex. de Bordeaux; elle est reproduite dans la présente édition une seconde fois, III, 502.

84,

4, Vieille.—Allusion à un dicton de l’époque. La vieille femme en offrant un cierge à saint Michel, un autre au dragon avec lequel, dans les tableaux, on le représente en lutte, cherche à ménager les deux adversaires, la chèvre et le chou, comme dit un autre proverbe. Montaigne, à son instar, est disposé à faire sa cour aux deux partis en présence. Cet aveu prêterait fort à la critique sans le commentaire qui le suit et dont il ne saurait être séparé.—La Fontaine, et lui sans commentaires, a dit aussi: «Le sage dit, selon les gens: Vive le roi, Vive la Ligue»; mais ce n’est qu’une constatation qu’il fait et non une opinion personnelle qu’il émet.—Ce passage rappelle encore celui de Macrobe, où il parle d’un homme qui avait dressé deux corbeaux, l’un pour féliciter Auguste, l’autre pour applaudir Marc-Antoine.

7, Besoing.—Add. de 88: et s’il ne sert.

9, Atticus.—Cornélius Népos, Atticus, 6.—Atticus s’éloigna de Rome, pendant les guerres civiles, pour ne pas prendre part aux troubles publics. Il se refusa constamment à toute situation officielle et resta constamment lié avec les hommes les plus éminents, quoiqu’ils fussent divisés entre eux, avec Sylla et Cinna, Pompée et César, Antoine et Cicéron, Brutus et Octave. Jouissant d’une grande fortune et d’un grand crédit, il n’en usa que pour faire réparer les injustices et secourir les victimes des divers partis.

17, Honneste.—Combien est d’à propos cette appréciation de Montaigne sur la conduite à tenir en cas de troubles. En ces temps, dès qu’il s’en produit, on gémit, on ferme boutique, on se clôt chez soi, on émigre ou encore on va voir, semblant faire cause commune avec les fauteurs de désordre et de la sorte donnant plus d’importance au mouvement et ajoutant à la difficulté de la répression, s’en remettant exclusivement du soin de ramener l’ordre au Gouvernement qui parfois trahit, parfois lâche pied, et en tout cas, n’a pas toujours sous la main de quoi parer au mal, qui va grandissant d’instant en instant. Il en serait souvent autrement si dès le début chacun s’y employait; en Angleterre, quand le fait se produit, chacun prenant parti a possibilité de s’enrôler momentanément dans la police, à laquelle ce concours immédiat permet la plupart du temps d’étouffer le mal dès qu’il se manifeste. Que ne tente-t-on pareille chose en France! il ne manque pas de gens d’ordre et de cœur pour s’y prêter; sa réalisation serait peut-être plus facile qu’on ne se l’imagine, et procurerait un appoint moral sérieux et effectif qui n’est pas à négliger.—On commence du reste, dans nos grandes villes où les attaques nocturnes vont se multipliant dans une proportion inquiétante, à se faire à l’idée que le plus sûr est encore de se protéger soi-même, et à préconiser la création de gardes de nuit, à la charge des particuliers et à l’instar des sérénos en Espagne et de ce qui existe de semblable en d’autres pays sous d’autres noms, spécialement chargés de veiller dans telle rue, tel quartier, à la sûreté de tous, prévenir les effractions, prêter assistance aux passants attardés, poursuivre et arrêter les malfaiteurs.—Cette attitude inerte des populations en cas de troubles, se retrouve également lorsque se produit un incendie; la plupart viennent voir, puis se dérobent aussitôt, laissant aux sapeurs-pompiers et à l’armée, quand il s’en trouve des détachements sur les lieux, la tâche exclusive de le combattre; cette observation n’a pas trait, bien entendu, à Paris et autres villes, où le service de secours contre l’incendie est organisé de toutes pièces et n’a besoin d’aucune aide.