17, Archeanassa.—C.-à-d. de critiquer les écrits de Platon et de glisser légèrement sur les relations qu’on lui prête avec...—On a cru trouver la preuve de ces relations et autres de même sorte, prêtées à Platon, dans diverses épigrammes que lui attribue Diogène Laerce, et qui portent:
«Alexis n’est plus, prononcez seulement son nom et chacun se retourne; Phédon n’était pas moins beau et nous l’avons perdu».—Alexis semble avoir été un poète comique de l’époque; Phédon était le co-disciple de Platon aux leçons de Socrate, il était retourné en Élide, après la mort de Socrate; Platon a donné son nom à un de ses plus importants dialogues sur l’immortalité.
«Cher Dion, de quel amour tu embrases mon cœur!»—Dion était le gendre de Denys l’Ancien, Platon fut constamment dans les meilleurs rapports avec lui.
«Quand tu considères les astres, chez Aster, je voudrais être le ciel, pour te voir avec autant d’yeux qu’il y a d’étoiles.»—Aster était un jeune homme qui se livrait à l’astronomie avec Platon; Montaigne l’appelle Stella, probablement parce que les deux mots ont en latin même signification.
«La belle Archeanassa, de Colophon, est à moi. Oh! de quelle ardeur elle a dû vous embraser, vous qui avez goûté les premiers de sa jeunesse.»
«Quand je couvrais Agathon de baisers, mon âme était tout entière sur mes lèvres, prête à s’envoler.»
32, Mineuses.—Affectées, minaudières.
188,
7, Biens faicts.—Bonnes actions; est pris ici dans le sens opposé à mesfaicts, mot qui suit et dont l’acception n’est pas douteuse.
19, Moins.—Montaigne fait dire ici à Thalès le contraire de ce qu’il a dit: «Un homme qui avait commis un adultère, conte Diogène Laerce, I, 36, d’où le fait est tiré, ayant demandé à Thalès s’il devait le nier par serment, Thalès lui répondit: «Mais le parjure n’est-il pas pire que l’adultère?»