33, Appesantissent.—Leur donnent plus de poids, plus de force, plus d’expression, enrichissent la langue de tours nouveaux, grâce à l’application sage et ingénieuse qu’ils savent en faire.
242,
4, Siecle.—Montaigne vise ici vraisemblablement Ronsard et son école, les poètes de la Pléiade.
5, Discretion.—Mais l’appropriation qui laisse à désirer et l’abus qu’ils en font les perdent.
8, Nouuelleté.—Pourvu qu’ils puissent trouver dans la nouveauté de quelques mots de quoi s’applaudir, ils ne se mettent point en peine de peindre exactement les choses.—«Se gorgiasser», qui signifie se plaire, se flatter, s’applaudir, est présentement tout à fait hors d’usage.
13, Emprunter.—Suivant l’idée exprimée ici, beaucoup de termes employés soit à la chasse, soit à la guerre, sont passés dans la langue, quelques-uns avec une acception un peu modifiée et, comme le prévoyait Montaigne, sans rien perdre de leur grâce. De la chasse, nous viennent: prendre son essor, tenir en ses serres, faire gorge chaude, fureter, être aux aguets, à l’affût, aux abois, sur la voie, sur la piste, sur les traces, aller sur les brisées, se rabattre, etc...; de la guerre: se ranger sous les drapeaux, se jeter dans la mêlée, recruter des adhérents, revenir à la charge, reparaître dans l’arène, être désarçonné, rompre en visière, être armé de toutes pièces, etc...
15, Maniant.—Souple, flexible, maniable.
22, Commun.—En notre langage des basses classes.
28, Mode.—Manière; du latin modus, qui signifie manière, façon.
34, Faire.—Dieu veuille qu’ils aient eu raison d’agir ainsi!