15, Sufficit.—Le cens fixé par la loi pour appartenir à l’ordre équestre a varié suivant les époques; au temps de César, il était de 400.000 sesterces (77.500 fr.).

24, Vermillon.—Composition de soufre et de mercure d’un beau rouge vif.

25, Storax.—Sorte de résine jaune, brune ou rougeâtre, d’odeur agréable.

41, Surgeons.—Sources; du latin surgere, sourdre.

45, Labourez.—Travaillés; du latin laborare qui a cette signification et qui vient lui-même de labor, travail, d’où labourage, le travail par excellence.

304,

6, Retia.—Citation que Montaigne a traduite avant de la reproduire.

10, Esprits.—Bien autrement inventifs que ne sont...

14, Pas.—La puissance de la nature est infinie et l’esprit humain ne saurait préjuger ce que progressivement il lui sera donné d’en découvrir et d’en faire application, jusqu’à ce qu’une de ces évolutions prévues ou imprévues fasse prochainement ou dans des milliards de siècles, c’est tout un pour l’éternité, disparaître l’homme à son tour. Quant à ces allées et venues de la science qui font dire à Montaigne que nous tournons toujours dans le même cercle, ce qui est vrai encore et sera éternellement en ce qui touche les idées et les institutions humaines, elles provenaient de ce que jadis l’imprimerie ne fixait pas et ne propageait pas comme aujourd’hui chaque progrès réalisé; toute invention, tout perfectionnement était local et momentané, au lieu d’entrer comme maintenant immédiatement et à toujours dans le domaine public; aussi l’invention de l’imprimerie est-elle, sans conteste, la plus considérable qui se soit produite; par elle, rien ne se perd, tout progresse en bien comme en mal, seul l’homme ne change pas.

23, Poetæ.—Les deux derniers vers de cette citation sont employés ici dans un sens tout différent de celui qu’ils ont dans Lucrèce.