Celle des souverains est de les bien connaître.»

17, Yssue.—Tite-Live, Diodore de Sicile estiment qu’il faut juger du mérite des personnes, non par le succès de leurs entreprises qui est tout entier du domaine de fortune, mais d’après les moyens qu’ils ont mis en œuvre.—«A Carthage, dit Tite-Live (XXXVIII, 48), on condamne à être crucifiés les généraux d’armée qui, dans une expédition militaire, n’ont pas bien pris leurs mesures, lors même que le succès a favorisé leurs entreprises.»

28, Succedoient.—Réussissaient.

30, Fortune.—Plutarque, Apophth. des anciens rois, princes et capitaines. Prologue.—«Et son roi», aj. l’historien grec qui en outre porte «Siramnez».

32, Elles mesmes.—«Le monde se gouverne par lui-même», disait le pape Urbain VIII.—Les opinions les plus diverses se sont produites au sujet de la part que la fortune, le hasard, la chance jouent dans la vie humaine. Notre bonne et notre mauvaise fortune, disent les uns, dépendent de notre conduite; la fortune est un fantôme que la religion a aboli; la fortune favorise ceux qui osent. D’autres pensent comme Denys le Jeune, auquel Philippe de Macédoine demandait comment il ne s’était pas maintenu dans le royaume que son père lui avait laissé: «Mon père m’a laissé ses biens, mais non sa fortune.» Juvénal a émis les deux opinions; dans une de ses satires il parle de «la toute-puissance de notre étoile», dans une autre il dit que «tout dépend de notre prudence». Régnier a dit de même:

«La fortune est un mot et n’est mauvaise ou bonne,

Que selon qu’on la forme ou bien qu’on se la donne...

Elle avance un chacun, sans raison et sans choix.

Les fous sont, aux échecs, les plus proches des rois.»

37, L’affaire.—Probablement la St-Barthélemy, qui fut le plus grand fait de l’époque.