CHAPITRE IX.
La vanité.—La vanité est ce dont il est le moins parlé dans ce chapitre; il n’en est question qu’au commencement et à la fin; il n’en est pas moins des plus beaux, plein d’idées profondes, fines, ingénieuses, sérieuses et folles, tristes ou gaies, quelquefois fausses, traitées avec verve, et où l’auteur se révèle un parfait égoïste. Il amuse, intéresse et captive, et non seulement se fait lire, mais conduit à penser, ce qui du reste est, en général, le principal mérite des Essais. Naigeon.
12, Expresse.—Il n’y a peut-être pas de vanité plus réelle.
13, Exprimé.—«Vanité des vanités, tout n’est que vanité,» dit l’Ecclésiaste.
21, Bassins.—Vases de nuit.
26, Diomedes.—Montaigne semble avoir indiqué ici Diomède pour Didyme. Ce dernier, contemporain d’Auguste, était un grammairien grec d’Alexandrie, qui composa plus de 4.000 traités, tous perdus aujourd’hui; quant à Diomède, c’est un grammairien latin du Ve siècle, qui ne paraît pas avoir été aussi fécond et dont il reste des recherches sur la langue et la versification latines en trois livres.
30, Tempeste.—Allusion au silence qu’imposait Pythagore à ses disciples, qu’ils devaient garder pendant deux ans au moins et qui se prolongeait jusqu’à cinq pour ceux qu’il reconnaissait enclins à trop parler.
378,
1, Seiour.—De son oisiveté, de son repos.—Ce mot, attribué à un Galba quelconque, est de l’empereur Galba. Suétone, Galba, 9.
3, Coërction.—Répression, châtiment, peine, du latin coerctio qui a même sens.