11, Endroicts.—De se montrer à la fois sous deux jours opposés.

13, Choses.—Les prédicateurs, les moralistes.

15, Conference.—Du rapport, de la relation avec les autres vies.

19, Saison.—Cicéron, dans sa Lettre à Atticus, II, 1, reproche encore à Caton de parler quelquefois, comme s’il opinait dans la république de Platon, et non dans la lie de Romulus.

28, Innocente.—Louis XVI est, chez nous, un exemple des plus probants de cette vérité, que démontrent non moins péremptoirement ceux entre autres de Louis XI et de Richelieu. L’expérience ne le prouve que trop, pour gouverner les hommes et triompher, dans leur intérêt même, des obstacles sans cesse renaissants que ceux qui en ont la gestion rencontrent à l’accomplissement de leur mission, il ne faut voir que l’utile, sans se préoccuper outre mesure du bien ou du mal, du juste ou de l’injuste, quand la nécessité commande; celui qu’arrêtent les scrupules le cas échéant, ne fait rien qui vaille.

31, Confesseur.—Peut-être est-il question ici de saint Louis qui, de l’aveu même de Joinville son historien et son panégyriste, fut très intolérant et entreprit des croisades qui coûtèrent tant à la France, tournèrent si mal et lui firent négliger l’administration du royaume. Naigeon.—Cela peut s’appliquer également à Charles VIII qui, en 1484, restitua le Roussillon à Ferdinand roi de Castille, à l’instigation de son confesseur; à Henri II, qui persécuta les réformés à l’instigation du cardinal de Lorraine «qui avait la conscience du roi, comme en sa manche»; à Louis XIV, que l’influence de ses confesseurs amena à révoquer l’édit de Nantes, fait qu’on ne saurait toutefois imputer, comme nombre d’historiens l’ont fait, au Père Lachaise qui, ainsi qu’en témoignent les Mémoires de Saint-Simon, y était au contraire absolument opposé et parvint à l’empêcher tant qu’il vécut.

33, Pius.—Come de Médicis disait: «On ne gouverne pas avec des patenostres.» Et Bernadotte: «Qu’il fallait, pour conduire la France, une main de fer gantée de velours».

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9, Affaires.—Cela est très vrai et explique pourquoi en politique les hommes sont souvent inconsciemment différents de ce qu’ils sont dans la vie privée. Mais, si dans les circonstances anormales tout acte, quel qu’il soit, peut avoir sa raison d’être et son excuse, en temps normal le respect des principes constitutionnels, des libertés publiques et des droits de chacun est de règle absolue. Ce qui n’empêche que nous voyons constamment nos gouvernants y faillir, parce que nous manquons du caractère nécessaire pour le leur imposer et que leur responsabilité morale et légale à cet égard est illusoire. Mais les pouvoirs publics ne sont pas immuables et il ne faut pas désespérer qu’il en survienne d’autres qui demanderont compte à ceux qui les ont précédés plus ou moins immédiatement, législateurs, ministres, chefs de l’état, de leur coopération à la confection et à l’exécution de lois injustes, ou d’actes de forfaiture; et aussi à tous autres, investis de fonctions publiques auxquelles rien ne les avait préparés, des mesures désastreuses résultant de leur incapacité. La prescription en pareille matière n’existe pas, et, bien que tardivement, ils pourront avoir à supporter dans leurs personnes et dans leurs biens les conséquences des responsabilités encourues. Cela s’est déjà vu, quoique assez rarement; nous souhaitons dans l’intérêt public que ce qui sous ce rapport a été l’exception devienne la règle, sans que pour cela se modifie la forme actuelle du Gouvernement, qui est celle ayant toutes nos préférences; mais d’elle, comme de toute institution humaine, tant vaut l’homme, tant vaut la chose.

9, Platon.—République, IV, quelques pages après le commencement.