34, Ans.—Montaigne écrivait ces lignes vers 1586; et Ramon Eyquem son bisaïeul, auquel la famille était redevable de sa situation de fortune et de l’acquisition du domaine de Montaigne, et par lui de son anoblissement, était mort en 1478.
480,
2, Bulle.—Titre émanant de la chancellerie romaine.—Montaigne laisse entendre ici que ce titre de bourgeoisie romaine lui a été conféré sans qu’il le demande; dans son Journal de voyage en Italie, il dit à cet égard: «Je le recherchai, et pour l’obtenir y employai mes cinq sens; j’y trouvai de la difficulté que je parvins toutefois à surmonter.»
4, Estois.—En 1581. A cette époque, depuis longtemps déjà, ce n’était là qu’un titre honorifique; dans les temps anciens, le droit de cité, à Rome, comportait nombre de prérogatives, parmi lesquelles: la liberté individuelle, le citoyen romain ne pouvait être battu de verges, réduit en esclavage, ni même mis à mort, car il pouvait éviter la peine capitale en s’exilant; il pouvait aspirer à toutes les magistratures; servir dans les légions et, par suite, participer aux commandements et au butin; être exempt de certains impôts, etc. Généralement la concession du droit de cité n’était faite qu’avec concession restreinte des privilèges qui y étaient attachés.
34, Condita.—Une grande incertitude règne sur la date exacte de la fondation de Rome que l’on admet avoir eu lieu de l’an 754 à l’an 752 av. J.-C.; en conséquence pour la supputation des dates ayant trait à son histoire on prend généralement l’an 753 (date moyenne) comme point de départ; à en juger par ce document, cette date devrait, d’après les archives de Rome, être l’an 750.
482,
18, Delphes.—Sur le fronton du temple de Delphes était inscrite cette inscription: Γνώθι σεαυτόν (Gnothi seauton), Connais-toi toi-même. V. N. I, 28: [Cognoy]; III, 620: [Temple].
CHAPITRE X.
484,
9, Moy.—Primo mihi, moi d’abord.