11, Mente.—Juvénal résume de même ce que l’homme vraiment sage demande au ciel: La santé de l’âme unie à celle du corps. Orandum est ut sit mens sana in corpore sano.
12, Carentem.—Horace, Od., I, 31, 17.—Il est impossible de n’être pas frappé de l’espèce de contradiction que présentent la fin tant soit peu épicurienne (dans le bon sens du mot) des Essais et la mort si dévotieuse de leur auteur (V. supra, fasc. A, [p. XI]).—On peut dire que le souhait emprunté à Horace par lequel Montaigne termine son livre, est le dernier soupir du lettré; c’est le reflet mourant de l’enthousiasme de l’antiquité, c’est la fin de la vie écrite. Dans la vie vécue, au contraire, le Montaigne de l’apologie de Sebond reparaît, et, au point de vue religieux, il est peu de morts plus démonstratives que celle-là. Dr Payen.—Fidèle à ses principes, il finit comme Socrate «en se conformant aux façons et formes reçues autour de lui»; sa dernière pensée fut un dernier hommage à la religion de ses pères. Abbé Jay.—Et de fait, à tous points de vue, on peut dans l’ensemble lui faire application de ce vers de La Fontaine:
«Rien ne trouble sa fin, c’est le soir d’un beau jour.»
FASCICULE G