Ie fuis les complexions tristes, et les hommes hargneux, comme les empestez, III, 506.

Nul plaisir n’a saueur pour moy sans communication. Il ne me vient pas seulement vne gaillarde pensée en l’ame, qu’il ne me fasche de l’auoir produit seul, et n’ayant à qui l’offrir. Mais il vaut mieux encore estre seul, qu’en compagnie ennuyeuse et inepte, III, 456.

SOTTISE.

La sottise et desreglement de sens, n’est pas chose guerissable par vn traict d’aduertissement. Ce sont apprentissages, qui ont à estre faicts auant la main, par longue et constante institution. Nous deuons ce soing aux nostres, et cette assiduité de correction et d’instruction: mais d’aller prescher le premier passant, et regenter l’ignorance ou ineptie du premier rencontré, c’est vn vsage auquel ie veux grand mal, III, 364.

La sottise est vne mauuaise qualité, mais de ne la pouuoir supporter, et s’en despiter et ronger, c’est vne autre sorte de maladie, qui ne doit guere à la sottise, en importunité, III, 334.

Il est impossible de traitter de bonne foy auec vn sot, III, 338.

SOUVENIR.

Est-ce par nature, ou par erreur de fantasie, que la veuë des places, que nous sçauons auoir esté hantées et habitées par personnes, desquelles la memoire est en recommendation, nous emeut aucunement plus, qu’ouïr le recit de leurs faicts, ou lire leurs escrits? III, 476.

SUICIDE.

Il est heure de mourir lorsqu’il y a plus de mal que de bien à viure, I, 380.