Premier renvoi figurant dans la marge de droite et prenant place après le mot asseurance: Maior animus et natura erat ac maiori fortunæ assuetus quam vt reus esse sciret et summittere se in humilitatem causam dicentium (citation de Tite-Live écrite puis rayée par l’auteur, elle n’a été reproduite dans aucune édition): il auoit le ceur trop gros de nature et acostume a trop haute fortune dit Tite Liue pour qu’il sceu estre criminel et se desmettre a la bassesse de deffandre son cause innocence (cette addition est la traduction de la citation raturée qui précède; elle figure dans l’édition de 1595).

Renvoi figurant dans la marge de gauche et prenant place après le mot verité: Et celuy qui les peut souffrir cache la verité et celuy qui ne les peut souffrir (addition introduite dans l’édition de 1595).

Première rature dans le texte: est appuie sur, substitué à vient de (variante qui n’a pas été insérée dans l’édition de 1595).

Deuxième renvoi figurant dans la marge de droite et prenant place après le mot douleurs: Etiam innocenter cogit mentiri dolor. Dou il auient que celluy que le iuge a faict geiner pour ne le faire mourir innocent il le face mourir et innocent et geiné (addition qui figure dans l’édition de 1595).

Deuxième rature dans le texte: confessions, substitué à accusations (variante qui figure dans l’édition de 1595).

Troisième rature dans le texte: loge, substitué à compte (variante qui figure dans l’édition de 1595).

Intercalation dans le texte, après le mot c’est, dict on (addition introduite dans l’édition de 1595).

Addition inscrite dans le bas de la page et faisant suite au mot inuenter. Bien inhumainement pourtant et bien inutilement a mon auis. Plusieurs nations moins barbares en cela que la grecque et la romaine qui les en apellent estiment horrible et cruel de tourmanter et desrompre un home de la faute du quel uous estes encores en doubte. Et que pour ne le tuer sans raison vous luy facies pis que le tuer. Information plus penible que le supplice. Que peut-il mais de uostre ignorance pour estre ainsi traicte. Estes vous pas iustes iniustes qui pour ne le tuer sans raison occasion luy faictes pis que le tuer. Qu’il soit ainsin; voies combien de fois il aime mieux mourir sans raison que de passer par cette information plus penible que le supplice: et qui souuent par son aspreté deuance le supplice et la comdemnation l’execute. Ie ne sçai dou ie tiens ce conte mais il raporte exactement la conscience de nostre iustice. Vne feme de village accusoit deuant un general d’armee grand iusticier un soldat pour auoir arrache a ses petits enfans ce peu de la bouillie qui luy restoit a les sustanter cette armee aiant rauage tous les villages a l’enuiron. De preuue il n’y en auoit point le iuge general apres auoir somme la feme de regarder bien a ce qu’elle disoit d’autant qu’elle seroit coupable de l’accusation si elle mantoit et elle persistant il fit ouurir le vantre au soldat pour s’esclaircir de la verite du faict. Et la feme se trouua auoir raison. Condemnation instructiue (addition introduite dans l’édition de 1595).

Remarquer la mutilation que, du fait du relieur, ont subie la plupart des mots terminant les lignes manuscrites de la marge de droite.

Fleurons divers.