6, Protocole.—V. N. II, 402, [Protocole].
7, Athéniens.—En 499. Les Athéniens, soutenant les Ioniens révoltés contre les Perses, s’étaient emparés de Sardes, chef-lieu d’une des satrapies (gouvernements) de leur empire, et l’avaient brûlée. Hérodote, V.
12, Menteur.—«Il faut qu’un menteur ait de la mémoire». Apulée.
13, Grammairiens.—En particulier Nigidius dans Aulu-Gelle, XI, et Nonius, V; Montaigne ne fait ici que traduire ce dernier. Le Clerc.
19, Tout.—Cette locution «marc et tout» n’est pas claire, bien que la pensée le soit. Elle semble vouloir dire: principal et accessoires, ce que confirme ce passage du ch. XVII du liv. II (II, 464), où Montaigne dit: «Ie ne conseille non plus aux dames d’appeler honneur leur deuoir... leur deuoir est le marc, leur honneur n’est que l’escorce.»
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1, Art.—Ce mot est d’emploi fréquent dans les Essais, et, sauf dans deux ou trois passages, toujours au féminin.
7, Vice.—Homère, dans l’Iliade, fait dire à Achille: «Je hais, à l’égal des portes de l’enfer, celui qui pense d’une façon et parle d’une autre».—Il est à regretter que nous n’ayons, en bon français, qu’un seul mot pour qualifier toute altération de la vérité sciemment faite, qu’elle ait lieu ou non avec le désir ou la volonté de nuire. Dans le premier cas, elle est réellement coupable et mérite toute réprobation; dans le second au contraire, elle s’impose parfois, quand elle a pour objet d’éviter à quelqu’un une déception, une désillusion, un chagrin; elle est excusable, lorsqu’elle n’a d’autre but que de plaisanter, ou de donner plus de piquant à un récit fait uniquement pour divertir. Menterie (mensonge léger, sans conséquence), employé par atténuation dans le style familier, est lui-même un terme éveillant toujours à l’égard du propos auquel il s’applique quelque idée de blâme ou de critique. Ces distinctions, dans l’altération volontaire de la vérité suivant l’intention, faisaient dire à Voltaire: «Le mensonge n’est un vice que lorsqu’il fait du mal; c’est une grande vertu quand il fait du bien». Elles sont admises des théologiens et sont l’origine de ces restrictions mentales qui créent des excuses à qui est ainsi amené à mentir, restrictions que certains, auxquels le reproche en est souvent fait, ont érigées en système.—Quelque chose d’analogue se produit pour la délation et l’espionnage, qui emportent constamment une idée de réprobation parce que nous n’avons pas de mots distincts pour la désignation de faits de ces caractères, soit qu’ils constituent des actes justifiant la réprobation publique, soit qu’ils témoignent au contraire de la plus haute vertu. Commettent en effet tous deux de la délation l’être méprisable qui, dans un but d’intérêt personnel ou pour lui porter préjudice, dénonce son prochain sans nécessité, et l’homme de cœur qui signale des crimes qui sans lui échapperaient à la vindicte de la société, ou de belles actions qui, sans son intervention, demeureraient inconnues; de même tous deux font de l’espionnage, le traître qui vend à l’ennemi les secrets de sa patrie, et le héros qui expose sa vie pour surprendre ceux de l’adversaire et en faire profiter les siens.—Ce sont là des lacunes regrettables de notre langue.
26, Blanc.—C.-à-d. détournent du but. Expression qui vient de ce que les buts sur lesquels on tirait, et on tire encore en certains pays de France, à l’arc et à l’arbalète, sont constitués par des cercles peints en blanc.
29, Pere.—Saint Augustin.