Raison.—La thèse émise dans ce chapitre est absolument l’opposé des idées actuelles qui veulent qu’en toutes situations de guerre, un soldat combatte jusqu’à ce qu’il soit réduit à l’impuissance la plus absolue, que ce soit dans une place ou en rase campagne, ce que notre grand Corneille a si noblement et magnifiquement exprimé dans Horace:
«Que vouliez-vous qu’il fît contre trois?
—Qu’il mourût,
Ou qu’un beau désespoir alors le secourût.»
Cette obligation, nos lois la sanctionnent, mais pas aussi sévèrement encore qu’elles le devraient, quoi qu’en disent les philanthropes et les internationalistes, parce que c’est là une question de salut public. Les Anglais ont eu raison de fusiller en 1756 leur amiral Bing qui avait laissé reprendre Mahon; Napoléon a regretté de n’avoir pas agi de même en 1808 à l’égard de Dupont qui avait signé la capitulation de Baylen; avoir fait grâce à Bazaine capitulant à Metz en 1870, a été une grosse faute.
27, Batre.—Battre en brèche.
27, Dedans.—En 1524. Cet acte de cruauté ne fit qu’irriter les assiégés et les inciter à se défendre avec plus d’opiniâtreté, ce qui donna le temps aux Impériaux, surpris par notre brusque entrée en campagne, de rassembler leurs forces et de venir au secours de la ville qui fut sauvée par la bataille livrée sous ses murs (bataille de Pavie, 1525); les assiégeants durent suspendre le siège pour y participer et ne purent le reprendre. Du Bellay, II.
28, Dauphin.—François, fils aîné de François Ier, qui mourut cette même année (1536), par suite d’une imprudence. Échauffé par une partie de jeu de paume, il but de l’eau glacée; il en résulta une fluxion de poitrine qui eut vite raison d’un tempérament délabré par un abus précoce des plaisirs. Le roi, dans sa douleur, crut à un empoisonnement, on ouvrit une instruction; l’empoisonneur présumé fut écartelé et on accusa ouvertement l’empereur Charles-Quint, et même Catherine de Médicis, femme du fils cadet du roi, d’avoir inspiré le crime; mais ces soupçons ne reposaient sur rien et on dut les abandonner.
28, Monts.—Au delà des Alpes, en Italie.
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