20, Honte.—Diodore de Sicile, XII, 4.—L’empereur Julien, dont il va être question, se trouvant dans les Gaules, obligea pareillement 600 soldats qui n’avaient pas bien fait leur devoir devant l’ennemi à traverser le camp accoutrés en femmes, ce qui leur fut si sensible qu’au premier combat qui suivit, ils effacèrent leur honte par des prodiges de valeur. Lebeau.

26, Effundere.—Tertullien, Apologétique, à propos de la loi romaine qui punissait de mort les débiteurs, peine à laquelle l’empereur Septime-Sévère substitua la vente de leurs biens.

26, Anciennes.—En 363. L’empereur Julien étant en opérations contre les Parthes et trois de ses escadrons ayant fui après un combat insignifiant, en abandonnant à l’ennemi un de leurs étendards, leur fit application des lois anciennes et les décima, dégradant, avant de les faire mettre à mort, ceux que le sort avait désignés. Ce fut là un acte exceptionnel de sa part; en d’autres cas analogues, il s’était montré beaucoup moins rigoureux (V. N. I, 90: [Honte]). Peut-être la gravité des circonstances nécessitait-elle un exemple. Ammien Marcellin, XXIV et XXV.

31, Mort.—Ce Cn. Fulvius était préteur; lui aussi en 215, peu après la bataille de Cannes (216), subit en Apulie, du fait d’Annibal, une sanglante défaite dans laquelle il perdit 16.000 h. sur 18.000 qu’il commandait; lui-même s’était enfui avec à peine 200 cavaliers. Aux soldats échappés à ces deux désastres le Sénat romain infligea, comme châtiment, d’être relégués en Sicile et d’y servir jusqu’à la fin de la guerre, avec défense d’hiverner dans les places fortes et de camper à moins de dix milles (20 kil.) de quelque ville que ce fût. Tite-Live, XXV et XXVI, 2 et 3.

37, Espagnols.—En 1523. Franget allégua, pour sa défense, une conspiration qui s’était formée dans le but de livrer la ville; admis à le prouver, il n’y parvint pas. Du Bellay, II.

41, Entra.—En 1536. La ville de Guise devait être évacuée, et le château demeurer seul occupé. Les Espagnols la surprirent pendant que l’évacuation s’effectuait, et bien que le château eût eu le temps de fermer ses portes, il n’en capitula pas moins à première sommation. Du Bellay, VII.

CHAPITRE XVI.

Ce chapitre porte le no XVII dans les éd. ant. et l’ex. de Bordeaux.

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5, Voyages.—Montaigne aimait beaucoup les voyages; il en a fait d’assez fréquents en France, et en a accompli un de dix-huit mois en 1580-81 en Italie par la Suisse et l’Allemagne, dont il a laissé un journal écrit partie en français, partie en italien; en partie dicté, en partie de sa main.