5, Estre.—Dans sa fable «La mort et le mourant», La Fontaine a développé cette même pensée de Montaigne, si bien résumée par le dernier vers de cette fable: «Le plus semblable aux morts, meurt le plus à regret.» Cette fable se retrouve du reste dans Abstemius, fabuliste italien du XVe siècle.

10, Mortes morts.—Les morts où tout meurt à la fois chez l’homme, par opposition à celles où il s’éteint graduellement, perdant tout ou partie de ses facultés avant de perdre la vie.

13, Manent.—Le texte de Virgile porte Pendent.

19, Agir.—Les éditions antérieures ajoutent: Et ie suis d’aduis que non seulement vn Empereur, comme disoit Vespasien, mais que tout gallant homme doit mourir debout.

32, Lycurgus.—Plutarque, Vie de Lycurgue, 20.

35, Condition.—Actuellement, par mesure d’hygiène, les cimetières sont établis loin des groupes d’habitations; le souvenir et le culte des morts y ont perdu. Être inhumé au pied de son clocher, au centre même du lieu où l’on avait vécu, de ses affections, avait autrement de poésie que d’être, comme aujourd’hui, relégué au loin et à l’écart.

42, Tel.—Cette exhibition, au dire même d’Hérodote qui la rapporte, n’avait nullement pour objet, comme Montaigne le donne à entendre, une pensée morale, mais, au contraire, celui de s’exciter à boire et à mener joyeuse vie, bannissant peines et soucis, se rappelant le peu de temps durant lequel il est donné à l’homme d’en jouir.

122,

4, Diuerses.—Ce registre, à la vérité non commenté, et c’est là le point essentiel de l’idée de Montaigne, existait de son temps, établi par de Ravisi (Bâle, 1552); d’autres depuis, toujours sans commentaires, en ont pareillement donné des relevés. Parmi les auteurs mêmes qu’il avait dans sa bibliothèque, Pline, Valère Maxime, Boccace y ont consacré des chapitres entiers de leurs ouvrages.

7, Fin.—Cicéron, De Off., II, 5. Dicearchus, dans son livre, énumère tout ce qui concourt à la destruction de l’homme: épidémies, cataclysmes de toutes sortes, et termine en montrant que les guerres, les séditions, en un mot la fureur de l’homme contre ses semblables, en fait périr plus que toutes les autres calamités réunies.