Vingt-neufs sonnets d’Étienne de La Boétie, I, 319.
CHAPITRE XXIX.
De la modération, I, 345.—Il faut de la modération, même dans l’exercice de la vertu (Horace, S. Paul, Henri III, la mère de Pausanias, le dictateur Posthumius), 345.—La philosophie elle-même poussée à l’extrême, comme toutes autres choses, est préjudiciable (Calliclès), 345.—Dans tous les plaisirs permis, entre autres dans ceux du mariage, la modération est nécessaire (S. Thomas, les Musulmans, Zénobie, Jupiter, les rois de Perse, Épaminondas et Pélopidas, Sophocle et Périclès, l’empereur Ælius Vérus), 347.—L’homme s’applique à aggraver les misères de sa condition: c’est avec des privations et des souffrances qu’on croit guérir ou calmer les passions, c’est donner d’un excès dans un autre, 351.—C’est à ce sentiment qu’il faut rattacher les sacrifices humains généralement pratiqués dans les temps passés et qui subsistaient également en Amérique, lors de sa découverte (Amurat, les peuples d’Amérique, Fernand Cortez), 351.
CHAPITRE XXX.
Des Cannibales, I, 353.—Fausse opinion que l’on a quelquefois des peuples que l’on dit «barbares» (Pyrrhus et les Romains, Flaminius, Publius Galba et les Grecs), 353.—De la découverte de l’Amérique; il n’est pas probable que ce soit l’Atlantide de Platon, ni cette terre inconnue où voulurent s’établir les Carthaginois (Villegaignon, Solon, Aristote), 355.—Qualités à rechercher chez ceux qui écrivent des relations de voyage; chacun devrait exposer ce qu’il a vu et ne parler que de ce qu’il sait pertinemment, 357.—Pourquoi et combien à tort nous qualifions de «sauvages» les peuples d’Amérique, 359.—Description d’une contrée du nouveau continent; manière de vivre de ses habitants, leurs demeures, leur nourriture, leurs danses, leurs prêtres, leur morale (les Scythes), 363.—Comment ils font la guerre; pourquoi ils tuent et mangent leurs prisonniers; en quoi ils sont, en cela même, moins barbares que nous dans certains de nos actes (les Scythes, les Portugais, les Stoïciens, les Gaulois à Alésia, les Gascons), 365.—Ils ne se proposent, dans leurs guerres, que d’acquérir de la gloire sans rechercher d’agrandissement de territoire; tous leurs efforts auprès de leurs prisonniers tendent à leur faire demander merci (les Hongrois), 369.—La vaillance consiste essentiellement dans notre force d’âme et non dans notre supériorité physique; aussi y a-t-il des défaites plus glorieuses que des victoires (Léonidas aux Thermopyles, Ischolas contre les Arcadiens), 371.—Constance des prisonniers chez ces peuplades sauvages, en présence des tourments qui les attendent, 373.—Les femmes, dans cette contrée, mettent un point d’amour-propre à procurer d’autres compagnes à leurs maris (les femmes d’Abraham et de Jacob, Livia femme d’Auguste, Stratonice), 373.—Opinions émises sur nos mœurs par trois de ces sauvages venus visiter la France, 375.—Privilèges que confère chez eux la suprématie, 377.
CHAPITRE XXXI.
Il faut apporter beaucoup de circonspection quand on se mêle d’émettre un jugement sur les décrets de la Providence, I, 377.—On ne croit à rien si fermement qu’aux choses qui ne peuvent être soumises au raisonnement, 377.—Pour appuyer la vérité de la religion chrétienne, il ne faudrait jamais apporter en preuve le succès de telle ou telle entreprise; c’est donner matière à toutes sortes de contestations (combats de la Roche-Abeille, de Montcontour et de Jarnac; bataille de Lépante, Arrius et le pape Léon, Héliogabale, S. Irénée), 379.—Les événements sont dus à des causes que Dieu seul connaît et qu’il n’est pas donné à l’homme de pénétrer, 381.
CHAPITRE XXXII.
Les voluptés sont à fuir, même au prix de la vie, I, 381.—Abandonner la vie, quand elle est misérable et tourmentée, n’a rien que d’ordinaire et naturel; mais se donner la mort au milieu de toutes les prospérités et pour se soustraire aux joies de ce monde et de la volupté est plus singulier (Sénèque et Lucilius, Épicure et Idoménée; S. Hilaire, sa fille Habra et sa femme), 381.