5, Affectation.—Les éd. ant. aj.: et d’artifice.

7, Fratesque.—Monacal, de l’italien fratre, moine.

8, Cæsar.—Add. des éd. de 80, 82 et 87: Qu’on lui reproche hardiment ce qu’on reprochoit à Séneque, Que son langage estoit de chaux viue, mais que le sable en estoit à dire.

9, Appelle.—Suétone, César, 55, ne dit pas que l’éloquence de César était soldatesque, c.-à-d. brève, saccadée, nerveuse, comme on imagine le langage du soldat, parce que la devise qui lui convient est «acta non verba (des actes et non des paroles)», mais que, sous ce rapport aussi bien que sous celui des talents militaires, il est hors de pair. L’erreur de Montaigne vient de ce que certaines éditions de l’auteur latin sont mal ponctuées en ce passage; par suite sa remarque à cet égard est sans objet.

22, Soy.—C.-à-d. l’éloquence qui fixe toute l’attention de l’auditeur fait tort aux choses dont on parle, elle en fait en quelque sorte la critique.

27, Paris.—Quand on demandait à Malherbe son avis sur quelque mot français, il renvoyait ordinairement aux crocheteurs du Port au Foin, disant que c’étaient ses maîtres pour le langage, ce qui a donné lieu à cette protestation de Régnier:

«Comment! Il faudrait donc pour faire une œuvre grande,

Qui de la calomnie et du temps se défende

Et qui nous donne rang parmi les bons auteurs,

Parler comme à Saint-Jean parlent les crocheteurs.»