282,
4, Romanorum—Ouvrage estimé, publié en 1555.
6, Temps.—Dans ses ouvrages, Muret expose en un parfait latin antique des idées toutes modernes. On a de lui des notes sur les auteurs anciens, dont ses études ont beaucoup contribué à épurer les textes, des Harangues, des Poésies et des Épîtres.—On raconte de lui qu’étant en Italie, il tomba gravement malade et entra dans un hôpital. Là, deux médecins délibérant près de lui sur le traitement à suivre à son égard, et le prenant pour un homme du commun, ils se dirent en latin: «Faciamus periculum in anima vili (Que risquons-nous sur un être de rien)?» pensant bien n’être pas compris; et Muret de leur crier aussitôt: «An vilis anima pro qua mortuus est Christus (Eh quoi, n’est-ce rien, un être pour lequel le Christ a donné sa vie)?» Et il sortit au plus vite de ce lieu pour échapper aux expériences. Bouillet.
14, Intelligence.—Si Montaigne ne savait pas le grec, il n’en était pas de même de sa sœur Madame de Lestonna, témoin l’anecdote suivante qui n’est pas sans analogie avec celle de la note précédente: M. de Lestonna reçut un jour la visite d’un ami venant lui proposer une «débauche d’amourette»; et sa femme se trouvant là, l’ami pensant n’être pas compris d’elle, s’exprimait en grec; il se trompait, elle le lui fit bien voir, il dut détaler au plus vite.
16, Tablier.—Table servant aux jeux de dames, d’échecs et de trictrac, comme il en existe encore aujourd’hui.
25, Et ne fus... seruist.—Var. de 80: et auoit, vn ioueur d’espinette pour cet effect.
26, Instrument.—Ce soin était confié, comme l’indique la note précédente, à un joueur d’épinette, petit clavecin qui est devenu le piano.—Le réveil de Montaigne, enfant, a fait le sujet d’un tableau par Ed. Hamman, qui a été exposé à Paris, au salon de 1847.
35, Bien.—Var. des éd. ant.: d’vn iugement bien seur et ouuert.
284,
6, Guienne.—A Bordeaux.