29, Sicile.—Salamine; victoire navale remportée par les Grecs sous Eurybiade, roi de Sparte, et Thémistocle, chef des Athéniens, contre les Perses, 480.—Platée; les Grecs, sous Pausanias, roi de Sparte, et Aristide, général des Athéniens, y défirent les Perses, 479.—Mycale; la flotte grecque commandée par l’Athénien Xantippe y vainquit celle des Perses, le même jour qu’avait lieu la bataille de Platée.—Sicile; il s’agit probablement de la défaite qu’y éprouvèrent les Athéniens, en 414, devant Syracuse, du fait de Gylippe, général lacédémonien.

31, Thermopyles.—En 480, Léonidas, roi de Sparte, préposé à la défense de ce défilé, après y avoir arrêté, pendant quelques jours, l’invasion de Xerxès à la tête d’une armée incroyablement plus nombreuse, apprenant qu’il allait être tourné et se rendant compte que tout ce qui demeurerait serait exterminé, ne conservant avec lui que 300 Spartiates et les contingents de Platée et de Thespie, ensemble 4.000 hommes, succomba après une défense héroïque, obéissant aux lois de Lacédémone qui lui interdisaient d’abandonner un poste qui lui avait été confié et, du même coup, assurant à Sparte, par ce sacrifice, la supériorité morale sur toutes les autres villes.—Les historiens grecs estiment à deux et même à trois millions d’hommes l’armée des Perses en présence de laquelle se trouvait Léonidas. Mais, outre que dans leurs armées le nombre des non combattants excédait celui des combattants, ce n’est que par les Grecs que nous connaissons les guerres médiques, et il y a lieu de penser que leur amour-propre et leur vanité ont de beaucoup exagéré les forces de leurs ennemis, et que le récit de leurs hauts faits, par manque de renseignements contradictoires, est lui-même quelque peu sujet à caution.—Quoi qu’il en soit, l’appréciation qu’en porte Montaigne est pleinement justifiée, parce que, ne pouvant vaincre, ils sont morts; en dehors d’être, jusqu’au dernier, dans l’impossibilité de combattre, il n’est pas de défaite glorieuse.

33, Perte.—En 364, lors de la guerre entre Sparte et Thèbes dont les Arcadiens étaient les alliés. Diodore de Sicile, XV, 64.

372,

3, Tuition.—Défense, mot francisé par Montaigne, du latin tuitio qui a même signification.

20, Trétous.—Ou trestouts, souvent employé dans les Essais, semble le superlatif de tous.

34, Nostre.—Ce sentiment d’admiration pour la vie primitive, sorte d’âge d’or, se retrouve dans tous les écrivains de cette époque, qui n’ont fait que passer dans ces nouveaux continents. Ceux qui y ont séjourné, en parlent tout autrement; en vivant au milieu de ces peuples, disent-ils alors, on y retrouve tous les vices et les mauvais penchants des pays civilisés.

374,

4, Vertu.—Les éd. ant. port.: valeur.

7, Maris.—La mémoire, ou plutôt l’attention de Montaigne est en défaut; Sara était femme non de Jacob, mais d’Abraham; n’ayant pas d’enfant et pensant n’en avoir jamais, elle lui donna, pour lui en procurer, Agar, servante égyptienne, qu’elle chassa ensuite, elle et son fils, quand elle-même vint à en avoir.—Lia et Rachel, femmes de Jacob, agirent à peu près de même, mais avec plus d’humanité: Rachel, jalouse de ce que Lia sa sœur avait des enfants, donna Béla sa servante à son mari pour en avoir, et Lia, ayant cessé d’en avoir, se fit suppléer, elle aussi, par Zelpha sa servante, et elles considérèrent comme leurs les enfants nés dans ces conditions. Des douze fils de Jacob (il eut aussi des filles), six naquirent de Lia, deux de Rachel (Joseph et Benjamin), deux de Béla et deux de Zelpha. Genèse.