Disait tout vice être issu d’ânerie.»
112,
8, Luther.—A la suite de persécutions amenées par une protestation de sa part contre la vente des indulgences, Luther se sépara de l’Église catholique, ne reconnaissant d’autre autorité que celle des livres saints, attaquant le Pape et l’Église romaine, les vœux monastiques, le célibat des prêtres, la hiérarchie ecclésiastique, la possession de biens temporels par le clergé, rejetant le culte des saints, le purgatoire, les commandements de l’Église, la confession, le dogme de la transsubstantiation, la messe, la communion sous une seule espèce, ne conservant d’autres sacrements que le baptême et l’eucharistie sous les deux espèces.—Excommunié en 1520, il n’en devint que plus ardent, parcourut l’Allemagne, propageant ses idées nouvelles; il fit de nombreux prosélytes qui résistèrent aux persécutions par les armes et, après de nombreuses vicissitudes, ses sectateurs obtinrent définitivement, par la paix de Nimègue (1582), la liberté de conscience. Conséquent avec lui-même, Luther s’était marié en 1526.—Vers 1538, Calvin se faisait, en Guyenne, l’initiateur de cette même doctrine.
12, Atheisme.—En matière d’athéisme, les hommes, à peu près dans tous les temps, ont communément traité d’athées ceux qui simplement ne pensent pas comme eux; si bien que, de fait, nous en sommes arrivés à confondre dans une même acception ces deux termes de théiste et d’athée qui, grammaticalement parlant, sont tout l’opposé l’un de l’autre. En fait, l’athée n’existe pas; il n’est personne qui nie l’existence d’un principe inconnu, qui n’a pas eu de commencement, qui n’aura pas de fin et qui fait que l’univers existe; mais son essence, la façon dont il s’exerce, la raison d’être de toutes ses créatures, des mondes et des êtres animés et inanimés dont ils se composent, échappent à la faiblesse de notre intelligence, et tous nous errons quand nous cherchons à le pénétrer, parce qu’il est au-dessus de toute conception de notre part et que nous n’avons de données sur ce point que de soi-disant révélations contestables et contestées. En cette recherche stérile qui ne saurait aboutir et qui ne conduit à aucun résultat autre que le doute, non sur l’existence de Dieu, mais sur sa nature et sur notre fin, l’esprit humain s’égare et s’attriste; reste la foi, mais la foi ne se commande pas.
12, Vulgaire.—Les éd. ant. aj.: (et tout le monde est quasi de ce genre).
14, Mesmes.—Les éd. ant. aj.: et par la raison.
32, Foible.—C’est le cas des Essais traduits en langage de nos jours. Le style de l’auteur a un cachet, un charme si particuliers, la langue française de son époque, surtout sous sa plume, avait tellement plus d’énergie qu’actuellement, que toute traduction, quoi qu’on fasse, sera toujours inférieure au texte primitif pour ceux à même de le lire à peu près couramment.
37, Mort.—Montaigne commença cette traduction en 1567; il l’avait terminée en 1568. Elle fut imprimée une première fois en 1569, mais d’une façon si incorrecte que les éd. ant. des Essais aj. ici: auec la nonchalance qu’on void, par l’infiny nombre de fautes, que l’imprimeur y laissa, qui en eust la conduite luy seul. Elle a été réimprimée, en 1581, dans de meilleures conditions.
114,
9, Turnebus.—Les éd. ant. port.: Tournebeuf.