28, Gouuernail.—Le caracal, carnassier du genre chat, qui a l’odorat aussi développé que le lion l’a peu, en agirait à peu près de même avec celui-ci. Faible, pas plus gros qu’un renard, il va devant le lion, lui découvre une proie et l’en avertit; le lion met à profit l’avertissement et laisse en rémunération une partie de la victime à son batteur d’estrade.

39, L’offenser.—Plutarque, De l’Ind. des anim., 32; Pline, VII, 25; Elien, De Animal., III, 11, etc.—Le crocodile (V. N. II, 148: [Crocodile]), dans l’eau, absorbe des sangsues; à terre, des fourmis pénètrent dans sa gueule béante; les unes et les autres s’y attachent sans que, en raison de la disposition de sa langue, il puisse s’en débarrasser; le pluvier entre dans sa bouche et lui rend service, becquetant ses dents, son palais, ses gencives. Hérodote.—Un autre oiseau, le piquebœuf, rend au buffle les mêmes offices: avide des tiques qui le dévorent, il l’en débarrasse et celui-ci endure patiemment des coups de bec dont il reconnaît l’utilité; de plus, si l’oiseau aperçoit un chasseur, il pousse un cri et s’envole, ce qui est un avertissement pour le buffle. Cosmos.

40, Nacre.—La nacre n’est pas un coquillage, mais une matière blanchâtre et brillante qui forme l’intérieur de beaucoup de coquilles marines univalves et bivalves; la partie est ici prise pour le tout.

40, Pinnothere.—Plutarque, De l’Ind. des anim., 32; Cicéron, De Nat. deor., II, 48.—Le pinnothère est une espèce de crabe qui vit ordinairement dans les coquilles des testacés bivalves.

188,

4, Tuns.—Plutarque, De l’Ind. des anim., 29, 31; Aristote, De Animal., VIII, 13; Elien, De Animal., IX, 42.—Le thon est un gros poisson qui va par bande et se trouve principalement sur les côtes de la Méditerranée.

5, Mathematique.—Ailleurs (I, 226 et N. [Mathematique]), Montaigne compte quatre parties dans les mathématiques; ici, il en distrait la musique qu’on y comprenait.

16, Longueur.—Les oies sauvages, dans leurs migrations, se forment bien géométriquement en triangle, par bandes de quarante à cinquante individus. L’oie qui est en tête fend la première la résistance de l’air: cette fonction est très fatigante et, pour la remplir, toutes se relèvent successivement, celle qui la quitte se mettant à la queue. Lorsqu’elles s’arrêtent, quelques-unes font sentinelle et chacune y passe à son tour.—Les canards sauvages voyagent aussi par troupes, mais moins bien organisées et ne s’élevant pas aussi haut dans les airs.

23, Luy.—Plutarque, De l’Ind. des anim., 14.

27, Mourir.—Arrien, Hist. Indic., 14.