41, Nostres.—C.-à-d. chrétien comme nous. Il s’agit ici de Tertullien, dans ce passage si connu et si souvent cité dans les discussions théologiques: «Quis negat Deus esse corpus, etsi spiritus sit? (Qui peut nier que bien qu’esprit, Dieu n’ait aussi un corps?)» ce qui, à tout prendre, n’est qu’une assertion de rhéteur qui n’éclaire en rien la question.
280,
1, Curant.—Cicéron, De Nat. deor., III, 35.—Ce que ce même auteur a encore exprimé sous cette autre forme plus connue: «De minimis, non curat prætor (le préteur [magistrat romain qui, dans les provinces, était investi de tous les pouvoirs] ne s’occupe pas des détails)»; maxime favorite de bien des paresseux et de bien des ignorants, portés à en faire l’excuse de leur paresse et de leur ignorance, par une application abusive et aussi une traduction fautive, pour être trop littérale, son vrai sens étant: Le préteur ne se laisse ni absorber ni arrêter par les détails, une fois sa décision prise et l’action en train.
26, S. Paul.—Ep. aux Romains, I, 22 et 23.
34, Faustine.—Hérodien, IV.—C’est par ironie que Montaigne l’appelle «honneste femme»; ses débauches n’étaient ignorées, dans l’empire, que de Marc-Aurèle, son mari.
35, Cheuremorte.—Porter quelqu’un ainsi, c’est le porter sur le dos, ses bras entourant le cou, ses jambes, que l’on soutient, enserrant le corps de celui qui porte.
282,
9, Offre.—Plutarque, Apophth. des Lacédémoniens.
10, Douzaines.—La Bruyère a exprimé la même pensée: «Faites donc seulement une goutte d’eau», dit-il, au lieu de: «Il ne sçauroit forger vn ciron»; seulement l’assertion de Montaigne est toujours vraie, tandis que les progrès de la science ont réduit à néant le défi de La Bruyère.
10, Trismegiste.—Hermès Trismégiste; personnage fabuleux que les Égyptiens et, d’après eux, les Grecs, regardaient comme le père de toutes les sciences, le législateur et le bienfaiteur de l’Égypte, et que l’on place dans le XXe siècle. Il existait sous son nom quarante-deux livres sacrés, appelés «livres hermétiques», confiés aux prêtres seuls et qui contenaient toute l’encyclopédie religieuse et scientifique des premiers temps de l’Égypte.