298,
6, Faucée.—Du latin fauces, entrée, avenue, défilé, brèche, pénétration.—Le sens de la phrase est: «Mais savoir comment une impression spirituelle peut exercer une action si intense sur la partie matérielle de l’homme, connaître la nature des rapports et de la connexité de ces admirables ressorts, jamais homme ne l’a fait.» De nos jours, les médecins, les physiologistes disent que c’est un effet de sympathie, ce qui signifie qu’ils n’en savent pas plus, à cet égard, que du temps de Montaigne.
8, Sçeu.—Les éd. ant. aj.: comme dict Salomon.
9, Pline.—Nat. Hist., II, 37.
9, S. Augustin.—De Civ. Dei, XXI, 10.
33, Autre.—L’autorité d’Aristote fut toute-puissante pendant des siècles, au point qu’en 1624, le parlement de Paris bannit de son ressort trois hommes qui avaient voulu soutenir publiquement des thèses contre la doctrine de ce philosophe, et qu’il défendit à toute personne de publier, vendre et débiter les propositions contenues dans ces thèses à peine de punition corporelle, et d’enseigner aucune maxime contre les anciens auteurs approuvés, à peine de la vie; qu’en 1629, cette même cour édictait qu’on ne pouvait choquer les principes de la philosophie d’Aristote, sans manquer à ceux de la théologie scolastique reçue par l’Église. Bayle.
300,
1, Diogenes.—Diogène d’Apollonie. Sextus Empiricus, Pyrr. hypot., III, 4.
9, Priuation.—Montaigne énumère ici les principes essentiels que chacun des philosophes qu’il mentionne avait imaginés pour expliquer le système du monde:—Platon admettait l’existence de certains types ou modèles qu’il appelait Idées;—Épicure expliquait tout par le concours fortuit des Atomes;—Leucippe et Démocrite, par le Vide et les Atomes en nombre infini doués d’un mouvement éternel;—Thalès posait comme principe matériel de toutes choses l’Eau ou l’état liquide, et y ajoutait l’esprit comme principe moteur;—pour Anaximandre, c’était l’Infini;—pour Diogène d’Apollonie, c’était l’Air;—pour Pythagore, les Nombres; le monde lui-même n’était qu’un tout harmonieusement composé;—pour Parménide, il n’existait qu’un être, unique, immuable, infini;—Anaxagore estimait qu’à l’origine, tous les éléments, en nombre infini, étaient confondus, et que c’est par l’intervention d’une intelligence suprême qu’avait eu lieu la séparation des éléments hétérogènes et l’assemblage des éléments similaires.—Empédocle admettait quatre éléments: le feu, la terre, l’air et l’eau, et deux causes premières: l’amitié qui les unit, la haine qui les sépare;—pour Héraclite, il n’existait qu’un principe, le feu, mais un feu pur et subtil, bien différent de celui que nous voyons;—enfin Aristote, estimant que les points de vue sous lesquels toute chose peut être envisagée se réduisent aux éléments dont elle est composée, à sa nature intime ou essence, à sa cause et au but ou fin vers laquelle elle tend, distinguait quatre principes: la matière, la forme, la cause efficiente et le principe final, lesquels doivent se retrouver partout et que la philosophie a pour mission de déterminer.
15, L’escole.—Aristote, dont les éd. ant. mettent le nom.