27, Main.—Nous sommes à même de nous rendre compte, de constater.
30, L’ame.—Chaque race possède une constitution mentale qui lui est propre, née à la longue de la communauté de sentiments et d’idées, créée par suite plus du fait des ancêtres que des vivants, car l’homme ne se forme pas tout seul, et la race dont il sort, comme le milieu où il vit, lui apportent leurs diverses influences. De cette mentalité procèdent ses croyances et ses institutions qui sont plus souvent des effets que des causes; son rôle dans l’existence de la race est prépondérant par l’influence qu’elle exerce d’une façon latente, mais continue, sur sa moralité, autrement dit sur ses règles fixes de conduite et sa fidélité à les observer, ainsi que sur ses actes.—Les différences dans la constitution mentale des peuples font qu’ils sentent, raisonnent et agissent de façons fort différentes, de sorte qu’ils se trouvent fréquemment en dissentiment sur nombre de questions dès qu’ils sont en contact; de là naissent la plupart des guerres.—Ces mentalités par exemple, chez les races latine et anglo-saxonne, se distinguent en ce que la première est beaucoup plus vaniteuse, loquace, superficielle, mobile, l’imagination y prédomine, elle est davantage portée à l’agriculture, la seconde à l’industrie, au commerce, à la colonisation. Les Latins se soucient peu de la liberté (chaque parti estime qu’elle règne, quand il est le plus fort), mais ils sont épris d’égalité, ce qui leur fait supporter tous les despotismes, à condition qu’ils soient impersonnels: et, de fait, chez eux, république, monarchie, socialisme sous des étiquettes différentes ont même effet, l’absorption de l’individu par l’État; les Anglo-Saxons sont assoiffés de liberté, la réalité est un mythe, et qu’ils soient en monarchie comme en Angleterre, ou en république comme aux États-Unis, l’action de l’État est réduite au minimum, celle des particuliers est sans limites.
En France en particulier, où les idées socialistes gagnent de plus en plus et viennent ajouter à la mentalité latine, s’accentue cette ingérence de l’État en toutes choses; alors qu’il ne devrait pas être le tuteur et le professeur perpétuels des citoyens, mais uniquement leur protecteur, parfois leur initiateur et dans certains cas leur serviteur, il va substituant son action à celle des individus et des associations et entrave ainsi leur libre développement, en dépit de l’expérience qui enseigne combien la gestion directe par l’État est plus onéreuse, plus routinière et moins à la dévotion du public; c’est ainsi qu’il monopolise les postes, le télégraphe, le téléphone, les tabacs, les allumettes, on pourrait même dire l’instruction, convoite les chemins de fer, a une imprimerie, des manufactures (Sèvres, les Gobelins), exploitant au lieu de se borner à contrôler. Il est vrai que c’est un moyen de se procurer des emplois à donner à soi-même quand la roue de la fortune tournera, à ses adhérents toujours nombreux à la curée, et d’augmenter le nombre des fonctionnaires et des employés qui sont autant d’électeurs dont on escompte les votes.
Cette intervention de l’État s’étend à tout, disons-nous; n’a-t-elle pas été s’immiscer dans les détails de ces fêtes séculaires qui ont lieu chaque année à Orléans, en mémoire de la levée, en 1429, du siège de cette ville, par le fait de Jeanne d’Arc!
32, Athenes.—Elle était consacrée à Minerve, d’où son nom Athéna qui est celui en grec de cette déesse. Pendant des siècles elle eut dans l’antiquité un éclat tout particulier; longtemps elle domina sur mer et eut de nombreux comptoirs et fonda un grand nombre de colonies: plus longtemps encore y fleurirent les lettres, les arts et l’esprit; elle fut la patrie de Phidias, de Socrate, de Périclès, de Démosthène et d’une multitude de philosophes, d’hommes d’état, d’écrivains, d’artistes éminents: on y admirait une foule de monuments, dont quelques-uns tels que le Parthénon étaient des chefs-d’œuvre et dont les ruines dénotent encore la splendeur.
35, Valentes.—Hésiode, Pindare, Épaminondas, Plutarque, nés à Thèbes ou environs, démentent la complète exactitude de cette réputation de «lourdauds» faite aux Béotiens.
368,
10, Infertiles.—Hérodote, IX, d’où le fait est tiré, prête à Cyrus une seconde raison: «De conquérants qu’ils étaient, leur dit-il, ils deviendraient la proie de quelque peuple belliqueux»; argument, ajoute l’historien, qui leur fit perdre l’envie qu’ils avaient eue d’émigrer.—Cette influence du climat, qu’Hérodote constatait il y a vingt-deux siècles, disant: «Les pays mous font des hommes mous», a été reconnue de tous temps; on la trouve accusée, entre autres, par Hippocrate, Platon, Galien, Cicéron, Sénèque, Bodin, Malebranche, Montesquieu, J.-J. Rousseau.
22, Iouyssance.—Qu’en dehors de ce que nous ne pouvons réaliser, même en imagination nous sommes incapables de désigner...
32, Lacedemoniens.—Platon, Second Alcibiade.