18, Conte.—Probablement Henri III; ce fut aussi le caractère de Louis XV.
CHAPITRE XXI.
23, Debout.—Suétone, Vespasien, 24.
25, Propos.—Spartien, Verus, 6. «Un empereur doit mourir dans la plénitude de ses facultés physiques et morales et non affaibli par l’âge ou les maladies.» On peut du reste en dire autant de tous ceux qui ont à commander ou à administrer, toutefois l’application de ce principe augmente d’autant plus d’importance que la fonction occupée en a elle-même davantage.
30, Appoltronny.—Proprement accoutumé au lit; viendrait de poltroniser, dérivé lui-même de poltro qui, en italien, signifie lit, couche, oreiller, coussin; d’où, par extension, s’accoutumer à la paresse, rendu lâche, énervé; c’est là une étymologie de notre mot poltron, quelque peu différente de celle qu’on lui attribue généralement (V. N. II, 568: [Voyage]).
32, Nonchalant.—Si peu soucieux.
544,
13, Absence.—Henri de Navarre, devenu Henri IV.
13, Selym I.—Plein de courage et de fermeté, mais ambitieux, perfide et cruel, Sélim Ier détrôna et fit périr son père, ordonna la mort de plusieurs de ses frères, soumit la Syrie et prit le titre de calife (vicaire de Mahomet), dont il déposséda le dernier calife Abbasside de Bagdad et que ses successeurs à Constantinople ont conservé depuis; conquit l’Égypte sur les Mamelouks, la Mecque et Alger.
15, Completes.—Cela est exact; mais, par contre, tout aussi vrai quand au lieu de victoires que l’on remporte, ce sont des défaites que l’on éprouve: François Ier, à Pavie; Philippe de Valois, à Crécy; Jean le Bon, à Poitiers; Charles XII, à Pultawa; Napoléon, à Waterloo, etc.—C’est là du reste une question qui n’est pas d’actualité en France où de parti pris le chef de l’État n’a guère chance d’être un soldat; il semble d’ailleurs devoir en être de même dans un avenir prochain du Ministre de la guerre. Les gens politiques n’ont-ils pas toute science infuse, et qu’y aura-t-il de changé sauf que les bureaux dirigeront au lieu d’être dirigés, et que le personnel sera bouleversé au gré des influences et passions politiques du moment? Aussi, ce qu’en semblable situation on peut espérer de mieux pour notre état militaire c’est l’existence d’un Conseil supérieur de la guerre, comprenant tous ceux désignés pour, en cas de guerre, exercer le commandement de nos armées, dont les avis en toute question militaire de quelque importance soient d’obligation et toujours communiqués in extenso à qui il appartient de décider; l’établissement des tableaux d’avancement et l’initiative des nominations à tous les hauts grades et emplois de l’armée devraient également lui être attribués. La guerre éclatant, le Ministre, qu’il soit civil ou militaire, demeurerait, continuant à pourvoir aux besoins de tous, avec l’assistance de l’un des sous-chefs de l’État-Major général du temps de paix, toujours prêt à remplacer son chef, devenant, ipso facto, le Major général des armées opérant sur le principal théâtre d’opérations. Une fois les hostilités commencées, ce sont les événements qui décident de ce qui suit, toute prévision à cet égard est sans objet, toute idée préconçue peut être une entrave; il faut et il suffit que les hommes appelés à y pourvoir aient été choisis à hauteur de la tâche qui peut leur incomber, qu’ils soient au fait de la situation et aient du caractère.