2, Cotte d’armes.—Signifie ici son manteau de général, riche casaque qui se mettait comme signe distinctif, par-dessus la cuirasse; du reste les éd. ant. à 88 portent acoustrement, au lieu de «cotte d’armes», qui se dit plus généralement d’une sorte de blouse faite de petits anneaux de fer entrelacés, d’où son nom de «cotte de mailles».—En ce qui concerne les tablettes, Voltaire conteste le fait: «Outre que César n’en parle pas dans ses Commentaires, dit-il, quand on se jette à la mer des papiers à la main, on les mouille»; et, quant à la cotte d’armes, Dion dit au contraire: «César jeta son manteau de pourpre qui pouvait l’empêcher de nager; les Égyptiens s’en emparant, s’en firent un trophée.»

3, L’aage.—Suétone, César, 64.—En 48. V. N. II, 652: [Ægypte]. Il attaquait un pont dans Alexandrie, quand une brusque sortie de l’ennemi le contraignit à se jeter dans une barque; il avait alors 53 ans.

4, Creance.—N’inspira tant de confiance.

5, Centeniers.—Centurions, chefs d’une troupe de cent hommes.

8, Necessiteux.—Suétone, César, 68.

8, Chastillon.—Plus connu sous le nom d’amiral de Coligny; jouit dès le début d’une grande faveur à la cour et fut élevé en 1552 à la dignité d’amiral; mais las des intrigues qui se menaient autour de lui, il ne tarda pas à résigner tous ses emplois et à se retirer dans ses terres. En 1562, lors des guerres de religion, il fut fait lieutenant-général par le parti protestant; comme tel, prit part à la bataille de Dreux, au combat indécis de S.-Denis, aux batailles de Jarnac et de Montcontour qui furent fatales à son parti. Après la paix de S.-Germain (1570), il revint à la cour où il fut des plus choyés et en 1572 une des premières et la plus illustre victime de la S.-Barthélemy. Il était d’un caractère grave, doux et bienveillant, général assez habile, mais malheureux.

11, L’accompagnoient.—Les Français de son armée, c’étaient les protestants; les étrangers étaient les contingents allemands au service de ce parti.

18, Prenoient.—En 725; Carthage employait des mercenaires dans ses armées en présence desquelles on était, d’où cette qualification appliquée en la circonstance dans l’armée romaine à ceux qui ne firent pas ce sacrifice aux difficultés du moment.

21, Tancer.—Suétone, César, 68.—Dans les nombreuses actions de guerre qu’il engagea, César n’éprouva que deux échecs, du reste bien vite et glorieusement réparés: l’un devant Gergovie en Gaule, l’autre à Dyrrachium.

21, Legions.—L’effectif de la légion romaine a varié de trois à six mille fantassins et trois cents cavaliers; la cohorte en était une fraction qui comprenait cinq cents hommes.