—M. de Cosseins! murmura-t-il.

Cosseins était le capitaine des gardes de Charles IX, c'est-à-dire le premier personnage militaire du Louvre.

—Qu'est-ce que cette société de poètes dont font partie le capitaine des gardes et le moine Thibaut? songea le chevalier. Pourquoi est-ce Lubin cet ancien moine qui a quitté son couvent et qui s'est fait garçon d'hôtellerie par amour de la bonne chère et non maître Landry qui va au-devant d'un pareil personnage?

Et, avec une curiosité surexcitée, il suivit des yeux le manège de Lubin et de Cosseins. Landry, occupé à ses fourneaux dans la rôtisserie, n'avait pas fait attention au nouveau venu, bien que, de la cuisine située à gauche de la grande salle, il pût voir par une large baie ce qui se passait dans l'auberge.

Or, Lubin et le capitaine pénétrèrent dans la salle où les servantes dressaient le couvert.

—C'est ici qu'aura lieu le banquet, messire poète, fit Lubin en essayant vainement de dévisager l'homme à la plume rouge.

—Allons plus loin! dit Cosseins.

La salle suivante était vide et donnait dans une quatrième salle également vide, mais où des sièges étaient préparés.

A gauche de cette salle s'ouvrait un cabinet noir. Cosseins y entra.

—Qu'est-ce que c'est que cette porte? demanda le capitaine.