Pardaillan se mit aussitôt en route vers le cabaret du Marteau-qui-cogne. Chemin faisant, il se frappa le front.
—J'ai oublié que je dois aller chercher à la Devinière maître Pipeau!
Sans plus réfléchir, il bifurqua aussitôt vers l'auberge de la Devinière, qu'il atteignit, alla s'asseoir modestement dans un coin et, toujours avec la même modestie, choisit une table où se dressait un magnifique couvert pour quatre personnes qui n'étaient pas encore arrivées.
—Cette table est retenue, monsieur! lui fit observer une jeune servante.
Pardaillan parut très étonné de l'observation et s'installa à la table en question.
Quelques instants plus tard, Pardaillan vit arriver d'un air majestueux un vieux domestique.
Ce digne représentant de l'autorité de maître Landry n'était autre que Lubin, ancien moine placé là pour de mystérieuses besognes auxquelles il ne comprenait rien, mais dont il profitait pour engraisser de son mieux.
—On vous a dit que la table est retenue! commença Lubin d'une voix qu'il voulait autoritaire.
—Bonjour, maître Lubin! fit le vieux routier.
—Bonté divine! C'est monsieur de Pardaillan!